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#26 |
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On 2006-07-15, Jérémy JUST <jeremy_just@netcourrier.com> wrote:
> Si maintenant quelqu'un décide de diffuser la radio du campus sur > internet, et que de 500 auditeurs potentiels (dont 50 avérés), on passe > à plusieurs centaines de millions potentiels, est-ce qu'il ne serait > pas normal que ma rémunération augmente? Non, ca ne serait pas normal que ce soit la SACEM qui paye cela, principalement parce que si tu as plusieurs centaines de milliers d'auditeurs et que t'es pas capable de faire de l'argent avec ca, il vaut mieux que tu changes de metier. > Après, on peut critiquer le système de la SACEM. C'est l'objet de > débats sans fin (et probablement sans solution idéale), et je n'ai pas > d'idée intelligente pour améliorer ça. La SACEM est un parasitage a tous les niveaux, elle retribue vraiment quelques dizaines d'auteurs, c'est a dire absolument peanuts dans la creation. Cette derniere d'ailleurs se porterait tout aussi bien sans cela. -- http://www.unices.org Photos, humour et autres blogueries http://www.pbase.com/stougard/ Pfff, encore des photos |
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#27 |
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Le Fri, 14 Jul 2006 22:57:30 +0200,
Jérémy JUST <jeremy_just@netcourrier.com> a écrit : > Il faut quand même savoir que dès qu'on organise un événement ouvert > au public (soirée dansante, kermesse, par exemple), on a obligation de > faire une déclaration à la SACEM, puis de payer les droits de > diffusion. Pour les petits événements (je ne connais plus les > critères), il existe des forfaits, qui évitent d'avoir à donner la > liste des morceaux. Dans le cas d'une kermesse, le forfait est d'une > cinquantaine d'euros par jour. > Les 75 euros sus-mentionnés semblent correspondre à ce forfait, avec > une majoration. > > Si c'est le cas, le paiement n'est pas lié à la chanson, mais à > l'ensemble de l'événement. Voilà. La SACEM a précisé les choses, et ma supposition était bonne: http://www.clubic.com/actualite-3675...-explique.html -- Jérémy JUST <jeremy_just@netcourrier.com> |
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#28 |
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On 2006-07-22, Jérémy JUST <jeremy_just@netcourrier.com> wrote:
> Voilà. La SACEM a précisé les choses, et ma supposition était bonne: Avec donc l'interprète qui a décidé de payer lui-même l'amende tellement la Sacem lui a fait péter la honte ! Ca reste tout de même particulièrement sordide comme histoire. Que la Sacem fasse chier une boîte de nuit, pourquoi pas. Mais une école avec des mômes... Ils le savaient à la Sacem qu'ils allaient poursuivre une simple école ! Je trouve ça tout de même répugnant. Personne n'a envi de léser un artiste. On est quoi sans artistes ? Rien ! C'est eux qui constituent une grande part du plaisir de vivre. Mais, plus ça va, plus j'ai l'impression qu'entre la Sacem et les artistes, il y a quelques zones d'ombre qui ne vont pas forcément dans l'intérêt systématique porté à l'artiste. La répartition des sommes récoltées serait intéressante à connaître. tg |
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#29 |
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tg@wanadoo.fr a écrit :
> On 2006-07-22, Jérémy JUST <jeremy_just@netcourrier.com> wrote: >> Voilà. La SACEM a précisé les choses, et ma supposition était bonne: > > Avec donc l'interprète qui a décidé de payer lui-même l'amende tellement > la Sacem lui a fait péter la honte ! Ce n'est pas exactement ça : http://www.hugues-aufray.com/France_soir_Peillac.pdf -- Stéphane Pour me répondre, traduire gratuit en anglais et virer le .invalid. http://stef.carpentier.free.fr/ |
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#30 |
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Le 23 Jul 2006 06:45:06 GMT,
tg@wanadoo.fr a écrit : > Mais, plus ça va, plus j'ai l'impression qu'entre la Sacem et les > artistes, il y a quelques zones d'ombre qui ne vont pas forcément dans > l'intérêt systématique porté à l'artiste. L'intérêt de « l'artiste » au sens large est parfaitement respecté, mais dans le détail, la répartition favorise les artistes qui sont déjà largement reconnus, plutôt que ceux qui auraient besoin de soutien. > La répartition des sommes récoltées serait intéressante à connaître. Oui. Je ne m'aventure pas à en exposer les principes: je ne suis pas sûr de certains points. Le système de répartition actuel est très critiquable (et très critiqué par les artistes, et même les adhérents de la SACEM), mais je ne sais pas si on pourrait trouver un système qui ne le soit pas. Cela dit, tous les gens ici qui ont déjà fait des déclarations à la SACEM ont dû le remarquer: cette société est très accommodante, au moins en ce qui concerne les particuliers et les petites associations. Dès qu'il y a un doute sur le tarif, elle cherche à appliquer le plus bas possible, ou bien elle applique le tarif « avec déclaration préalable » quand on envoie sa déclaration *après* l'événement mais spontanément et sans trop tarder. -- Jérémy JUST <jeremy_just@netcourrier.com> |
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#31 |
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Stéphane CARPENTIER a écrit :
>> Avec donc l'interprète qui a décidé de payer lui-même l'amende >> tellement la Sacem lui a fait péter la honte ! > > Ce n'est pas exactement ça : > > http://www.hugues-aufray.com/France_soir_Peillac.pdf En effet, on voit surtout qu'il refuse de condamner le principe de la rémunération des auteurs-compositeurs lors d'interprétations publiques... Toute cette histoire est hautement ridicule. Peut être que l'employé local de la SACEM a fait de l'excès de zèle, peut être qu'on pourrait imaginer une exception pour les écoles, mais cette histoire d'enfants qui nous arrachent des larmes, innocents par excellence, voulant remercier leur professeur - occasion morale entre toute et émouvant symbole de l'amour des enfants pour leur école, et l'odieux racketeur qui veut tirer de l'argent sur des chant d'écoliers, c'est une présentation complètement caricaturale du problème. Utiliser cette annecdote édifiante pour faire apparaître la SACEM comme un acteur odieux et le principe de la rémunération des auteurs comme une injustice, ça à un nom, ça s'appelle de la propagande. |
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#32 |
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tg@wanadoo.fr a écrit :
> Que la Sacem fasse chier une boîte de nuit, pourquoi pas. Mais une > école avec des mômes... Ils le savaient à la Sacem qu'ils allaient > poursuivre une simple école ! Je trouve ça tout de même répugnant. Du point de vue du droit d'auteur, il n'y a peut être pas de différence entre une école et une boîte de nuit. Dans ce cas c'est la loi qu'il faut changer. |
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On 2006-07-23, SL <nospam@nospam.com> wrote:
> Toute cette histoire est hautement ridicule. Peut être que l'employé > local de la SACEM a fait de l'excès de zèle, peut être qu'on pourrait > imaginer une exception pour les écoles, Attends ! Tu connais le problème des instits dans les écoles ? Il n'est réellement pas possible d'utiliser comme ça des oeuvres musicales ou cinématographiques. C'est tout simplement une réalité, pas un fantasme. J'ai vu une école se faire emmerder (et renoncer) pour une connerie théâtreuse en dvd - je crois l'avoir déjà dit. Les sommes réclamées n'étaient tout simplement pas acceptables. On voit que tu n'as pas d'enfants et que tu n'es jamais de corvée de bienfaisance. Tu crois que ça m'amuse de faire le zouave quelquefois pour la bonne cause. Rien que pour offrir une sortie à des mômes, c'est une galère car tout simplement, il n'y a pas d'argent. L'E.N a du fric, pas les écoles ! Tu ne peux en plus filer directement de l'argent. Cela arrangerait tout le monde, moi le premier, mais ce n'est pas dans le cadre légal à ce qu'il paraît. On peut un peu le contourner, mais pas trop. J'ai fait le con une journée à faire vendeur de puces pour l'école. Remarque, c'est très instructif sur le comportement des gens... On a pu en douce glisser quelques biffetons dans la caisse, mais avec discrétion. Pourtant je gagne en une heure ce qu'un vendeur de puces gagne en une journée, je ne suis donc pas à ça près. Je trouve donc assez inadmissible qu'on aille faire chier les écoles primaires avec ces droits à la con. > mais cette histoire d'enfants > qui nous arrachent des larmes, innocents par excellence, voulant > remercier leur professeur - occasion morale entre toute et émouvant > symbole de l'amour des enfants pour leur école, et l'odieux racketeur > qui veut tirer de l'argent sur des chant d'écoliers, c'est une > présentation complètement caricaturale du problème. C'est un peu caricatural bien entendu. Quoique tu as encore des enfants qui se comportent comme des enfants et n'ont pas envie de cracher à la gueule des instits. Donc, pour eux, ce qui te semble risible, est en fait une chose très importante. Pour eux, prendre conscience aussi tôt que la vie peut être aussi sordide n'est pas un bien. Un enfant est sentimental. Le fait simplement qu'il apprenne qu'une école qu'il croyait être un cadre solide et protecteur puisse être mise à mal par des marchands, je trouve ça pas bien du tout. > Utiliser cette annecdote édifiante pour faire apparaître la SACEM > comme un acteur odieux et le principe de la rémunération des auteurs > comme une injustice, ça à un nom, ça s'appelle de la propagande. Commence par avoir des enfants, on en rediscutera ! tg |
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On 2006-07-23, SL <nospam@nospam.com> wrote:
> Du point de vue du droit d'auteur, il n'y a peut être pas de > différence entre une école et une boîte de nuit. Dans ce cas c'est la > loi qu'il faut changer. Je ne te le fais pas dire ! Ou alors réformer ce mastodonte bureaucratique qu'est l'E.N et qui plombe tout le budget. Je crois qu'une modification de la loi sera plus rapide ! Par ailleurs, l'école (et là, je parle en pro) se met souvent en situation d'illégalité la plus totale. La diffusion d'une chanson, c'est un pet de lapin. Si tu voyais simplement les installations non conformes à la loi ou au simple bon sens (faut savoir que les risques sont des risques mortels ! Ce n'est pas rien tout de même) ou si tu avais en face de toi des ados en urgence psychiatrique qui sont laissés à l'abandon, tu verrais de quoi je parle précisément. Actuellement, une chose est à savoir. Dans un Lep pourri, avec des profs qui sont tenus par la hiérarchie, un médecin scolaire tout aussi verrouillé, un môme dans la détresse la plus totale peut être laissé à l'abandon le plus complet ! Et par dessus le marché, on peut lui apprendre un pseudo métier dans des conditions de sécurité qui alerteraient l'Apave et la gendarmerie si elles étaient connues. tg |
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#35 |
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tg@wanadoo.fr a écrit :
> On 2006-07-23, SL <nospam@nospam.com> wrote: > Je trouve donc assez inadmissible qu'on aille faire chier les écoles > primaires avec ces droits à la con. Que les écoles manquent de fric, c'est un autre problème : on ne va pas expliquer aux artistes : "vous n'allez pas toucher les droits d'auteur auquel la loi vous donne droit parce que telle institution n'est pas assez financée", n'est-ce pas ? Ce n'est pas un problème de la SACEM. S'il y a un scandale, c'est l'absence de moyen des écoles, ou l'absence d'exception au droit d'auteur pour l'éducation et la recherche, mais ce n'est pas ce cas particulier. >> mais cette histoire d'enfants qui nous arrachent des larmes, >> innocents par excellence, voulant remercier leur professeur - >> occasion morale entre toute et émouvant symbole de l'amour des >> enfants pour leur école, et l'odieux racketeur qui veut tirer de >> l'argent sur des chant d'écoliers, c'est une présentation >> complètement caricaturale du problème. > > C'est un peu caricatural bien entendu. Si peu. > Quoique tu as encore des enfants qui se comportent comme des enfants > et n'ont pas envie de cracher à la gueule des instits. Donc, pour > eux, ce qui te semble risible, est en fait une chose très > importante. Mais je n'ai jamais dit le contraire, et ce n'est pas du tout le sujet. > Pour eux, prendre conscience aussi tôt que la vie peut être aussi > sordide n'est pas un bien. Un enfant est sentimental. Le fait > simplement qu'il apprenne qu'une école qu'il croyait être un cadre > solide et protecteur puisse être mise à mal par des marchands, je > trouve ça pas bien du tout. La SACEM c'est une société de perception de droit (je crois), je ne pense même pas que son statut en fasse une "société", pas vraiment une société "marchande" en tout cas. >> Utiliser cette annecdote édifiante pour faire apparaître la SACEM >> comme un acteur odieux et le principe de la rémunération des >> auteurs comme une injustice, ça à un nom, ça s'appelle de la >> propagande. > > Commence par avoir des enfants, on en rediscutera ! Avoir des enfants fait faire des raisonnements incohérents ? |
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SL a écrit :
>> Pour eux, prendre conscience aussi tôt que la vie peut être aussi >> sordide n'est pas un bien. Un enfant est sentimental. Le fait >> simplement qu'il apprenne qu'une école qu'il croyait être un cadre >> solide et protecteur puisse être mise à mal par des marchands, je >> trouve ça pas bien du tout. > > La SACEM c'est une société de perception de droit (je crois), je ne > pense même pas que son statut en fasse une "société", Société commerciale je veux dire. Sinon, c'est dans le nom... > pas vraiment une société "marchande" en tout cas. Puisque vous tenez tant à l'aspect exemplaire, on pourrait dire aussi bien qu'il n'est pas mal que les gamins (futur connectés au haut débit) apprennent que les oeuvres d'art sont le fruit d'un travail, et que tout travail mérite salaire. |
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On 2006-07-23, SL <nospam@nospam.com> wrote:
> Puisque vous tenez tant à l'aspect exemplaire, on pourrait dire aussi > bien qu'il n'est pas mal que les gamins (futur connectés au haut > débit) apprennent que les oeuvres d'art sont le fruit d'un travail, et > que tout travail mérite salaire. Oui, tout travail mérite salaire. Ensuite, l'autre idée, ce serait de faire passer que des intermédiaires qui se taillent la part du lion ne sont peut-être pas si indispensables que ça. Car dans les relations Sacem, Ministre de la Culture et sociétés d'éditions, y'a comme des grosses zones d'ombres ! Il y a des mauvaises langues ayant fait quelques recherches (à consulter sur le forum musique classique par exemple) qui laisserait supposer que la situtation n'est pas aussi limpide que "la bonne Sacem faisant la chasse aux vilains fraudeurs pour le bien de l'artiste". D'ailleurs, certains artistes ne l'apprécient pas du tout. C'est à se demander pourquoi. Faut donc faire passer aux enfants que tout travail mérite salaire. Et qu'un savoir non librement partagé est un savoir mort. tg |
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On 2006-07-23, SL <nospam@nospam.com> wrote:
> Avoir des enfants fait faire des raisonnements incohérents ? Toujours ! Il n'y a que les esprits faibles qui pensent que A et non-A ne peuvent pas être vrais simultanément. tg |
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tg@wanadoo.fr a écrit :
> On 2006-07-23, SL <nospam@nospam.com> wrote: >> Avoir des enfants fait faire des raisonnements incohérents ? > > Toujours ! Il n'y a que les esprits faibles qui pensent que A et > non-A ne peuvent pas être vrais simultanément. Je comprends mieux :-)) |
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On 2006-07-23, SL <nospam@nospam.com> wrote:
> Utiliser cette annecdote édifiante pour faire apparaître la SACEM > comme un acteur odieux et le principe de la rémunération des auteurs > comme une injustice, ça à un nom, ça s'appelle de la propagande. Il y a une connerie a sortir et tu la manques pas toi. -- http://www.unices.org Photos, humour et autres blogueries http://www.pbase.com/stougard/ Pfff, encore des photos |
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"stephane@unices.org" a écrit :
> On 2006-07-23, SL <nospam@nospam.com> wrote: >> Utiliser cette annecdote édifiante pour faire apparaître la SACEM >> comme un acteur odieux et le principe de la rémunération des >> auteurs comme une injustice, ça à un nom, ça s'appelle de la >> propagande. > Il y a une connerie a sortir et tu la manques pas toi. Heureusement que vous nous avez montré en quoi j'avais tort, sinon on aurait pu croire que votre message était constitué uniquement de bêtise. Ce qui me fait bien marrer c'est que je lis régulièrement des accusations de m'être fait laver le cerveau et de suivre la propagande d'un parti pour avoir la simplicité d'esprit de ne pas dégobiller des propos politiques apocalyptiques, mais dès qu'on se passe en boucle des récits dont la logique manichéenne (les têtes blondes vs l'odieuse administration sangsue) a pour fonction grossière de susciter l'indignation et de désigner la SACEM comme ennemi du peuple, on avale sans broncher et on en redemande. Le Juif Sûss aussi était accusé d'être un vampire et un parasite, d'avoir écrasé le bon peuple d'impot, corrompu l'Etat, et, en véritable administrateur de la SACEM avant la lettre, il avait confié le monopole du tabac à la communauté juive. |
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SL <nospam@nospam.com> wrote:
> > Le Juif Sûss aussi était accusé d'être un vampire et un parasite, > d'avoir écrasé le bon peuple d'impot, corrompu l'Etat, et, en > véritable administrateur de la SACEM avant la lettre, il avait confié > le monopole du tabac à la communauté juive. Pour changer de sujet vers quelque chose de moins macabre, je suis tombé par hasard sur les rapports des examinateurs au concours de maths de Ulm. http://www.ens.fr/concours/Rapports/2005/MP/ en particulier celui-ci: http://www.ens.fr/concours/Rapports/...math_ulc_u.pdf qui porte sur l'oral de math (donc sur des candidats qui ont été admissibles à l'écrit!) Les bras m'en sont tombés quand j'ai lu que la notion d'espace quotient n'était plus au programme de *mathématiques spéciales*, elle était au programme de seconde, à mon époque. Idem pour le thérorème des valeurs intermédiaires qui était au programme de première sauf erreur. Pour ceux d'entre vous qui ont fait des études scientifiques il y a quelque temps, il y a là de quoi réfléchir sur l'élévation continue du niveau scolaire telle que la perçoivent certains caciques du parti cher à notre SL. Et aussi sur ce que devient l'élite des quelques dizaines de meilleurs élèves scientifiques que produit notre pays chaque année. - Michel TALON |
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OoO Lors de la soirée naissante du dimanche 23 juillet 2006, vers
18:05, talon@lpthe.jussieu.fr (Michel Talon) disait: > Les bras m'en sont tombés quand j'ai lu que la notion d'espace quotient > n'était plus au programme de *mathématiques spéciales*, elle était au > programme de seconde, à mon époque. Idem pour le thérorème des valeurs > intermédiaires qui était au programme de première sauf erreur. En MP, on n'utilise rien qui ne soit pas également démontré. J'ignore cependant si cela peut expliquer ceci. Et puis bon, comparer les programmes en ne notant que ce qui a disparu d'un côté, c'est un brin partial. Cela ne te changera pas. -- /* Identify the flock of penguins. */ 2.2.16 /usr/src/linux/arch/alpha/kernel/setup.c |
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talon@lpthe.jussieu.fr (Michel Talon) writes:
[...] > Pour ceux d'entre vous qui ont fait des études scientifiques il y a > quelque temps, il y a là de quoi réfléchir sur l'élévation continue > du niveau scolaire telle que la perçoivent certains caciques du > parti cher à notre SL. Et aussi sur ce que devient l'élite des > quelques dizaines de meilleurs élèves scientifiques que produit > notre pays chaque année. Je viens d'apprendre que 50% des élèves - pardon, il faut dire étudiants quand on les écoute - de terminales S auraient des «difficultés» à résoudre une équation de second degré... MDR. Mais tout va très bien Madame la Marquise... combien cette année? Un crû exceptionnel? 80%? PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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Vincent Bernat <bernat@luffy.cx> writes:
> OoO Lors de la soirée naissante du dimanche 23 juillet 2006, vers > 18:05, talon@lpthe.jussieu.fr (Michel Talon) disait: > >> Les bras m'en sont tombés quand j'ai lu que la notion d'espace quotient >> n'était plus au programme de *mathématiques spéciales*, elle était au >> programme de seconde, à mon époque. Idem pour le thérorème des valeurs >> intermédiaires qui était au programme de première sauf erreur. > > En MP, on n'utilise rien qui ne soit pas également démontré. J'ignore > cependant si cela peut expliquer ceci. Et puis bon, comparer les Cela a changé: de mon temps, c'était en sup. En spé, par contre, ils étaient moins regardant. Ceci dit, ce que souligne Michel reste quand même un problème. > programmes en ne notant que ce qui a disparu d'un côté, c'est un brin > partial. Cela ne te changera pas. Le problème est qu'on enlève des bases pour ajouter du pipo. J'ai vu qu'une «étudiante» Savoyarde avait eu plus de 20 au bachot avec toute une série de note genre 16 uniquement grâce aux options. Moi, benoîtement, je croyais que les options, c'était du latin, du grec bref tout ce qui donne de la valeur ajoutée aux études. Non, il s'agit si j'ai bien compris de devoir fait en cours d'année... À quand la remise des bons points? 6 bons points et un point de plus au bachot? 18 bons points dans l'année et la mention très bien assurée... PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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Michel Talon a écrit :
> Pour changer de sujet vers quelque chose de moins macabre, je suis > tombé par hasard sur les rapports des examinateurs au concours de > maths de Ulm. http://www.ens.fr/concours/Rapports/2005/MP/ en > particulier celui-ci: > http://www.ens.fr/concours/Rapports/...math_ulc_u.pdf > qui porte sur l'oral de math (donc sur des candidats qui ont été > admissibles à l'écrit!) > > Les bras m'en sont tombés quand j'ai lu que la notion d'espace > quotient n'était plus au programme de *mathématiques spéciales*, > elle était au programme de seconde, à mon époque. Idem pour le > thérorème des valeurs intermédiaires qui était au programme de > première sauf erreur. Tout ceci est du chinois pour moi. > Pour ceux d'entre vous qui ont fait des études scientifiques il y a > quelque temps, il y a là de quoi réfléchir sur l'élévation continue > du niveau scolaire telle que la perçoivent certains caciques du > parti cher à notre SL. Ah, nous y voilà :-) Je pense que "réfléchir" à ce sujet à partir de ces deux faits est un peu difficile, mais on peut toujours broder, naturellement. Si vous voulez que vous dise que l'enseignement, du primaire au supérieur, est à la dérive et ne sait même plus quelle est sa fonction sociale, et que c'est angoissant, oui, je peux le dire. > Et aussi sur ce que devient l'élite des quelques dizaines de > meilleurs élèves scientifiques que produit notre pays chaque année. J'ai entendu dire que l'Ecole (Ulm en tout cas) mettait en place des droits d'inscription dès l'année prochaine. Quelqu'un peut confirmer ou infirmer ? |
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Vincent Bernat <bernat@luffy.cx> wrote:
> OoO Lors de la soirée naissante du dimanche 23 juillet 2006, vers > 18:05, talon@lpthe.jussieu.fr (Michel Talon) disait: > > > Les bras m'en sont tombés quand j'ai lu que la notion d'espace quotient > > n'était plus au programme de *mathématiques spéciales*, elle était au > > programme de seconde, à mon époque. Idem pour le thérorème des valeurs > > intermédiaires qui était au programme de première sauf erreur. > > En MP, on n'utilise rien qui ne soit pas également démontré. J'ignore > cependant si cela peut expliquer ceci. Et puis bon, comparer les > programmes en ne notant que ce qui a disparu d'un côté, c'est un brin > partial. Cela ne te changera pas. D'une part la notion d'espace quotient ne suppose aucun préliminaire, d'autre part elle est essentielle pour des tas d'autres choses comme le note le rapport. Je me suis bien gardé de citer d'autres omissions que le rapport mentionne, précisément car elles me paraissent moins fondamentales. Et figure toi que j'ai une assez bonne connaissance historique de l'évolution du programme de maths vu que j'ai fait des colles de maths pendant une dizaine d'années dans divers lycées dont Louis le Grand. Donc je ne note pas ce qui a disparu en oubliant les nouveautés, je note un effondrement généralisé. Mais cet effondrement je n'aurais jamais cru qu'il allait aussi loin que ce que ce rapport mentionne. Effectivement je ne suis pas près de changer, ni de dire que tout va bien dans l'évolution du système scolaire, pas plus que dans celle de Debian. J'avais tellement raison au sujet de Debian, que des mesures drastiques ont été adoptées dans la gouvernance de Debian, pour la rendre enfin un tant soit peu efficace, et que des dérivées comme Ubuntu sont arrivées pour combler un vide flagrant du à cette gouvernance déplorable. En fin de compte dans un cas comme dans l'autre les causes du mal sont assez similaires, un système avec des effectifs pléthoriques, dans lequel le pouvoir est accaparé par les magouilleurs les plus médiocres. Quand le désastre se profile à l'horizon, la politique de l'autruche, les nuls qui continuent à se congratuler et s'auto promouvoir, et jeter le discrédit sur tous leurs opposants. -- Michel TALON |
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Patrice Karatchentzeff <p.karatchentzeff@free.fr> wrote:
> > Je viens d'apprendre que 50% des élèves - pardon, il faut dire > étudiants quand on les écoute - de terminales S auraient des > «difficultés» à résoudre une équation de second degré... > > MDR. > > Mais tout va très bien Madame la Marquise... combien cette année? Un > crû exceptionnel? 80%? Et même 90% en terminale scientifique en Bretagne. Le château et ses écuries pourraient-ils mieux aller? Il est d'ailleurs marrant que personne ne fasse la remarque que les enseignants et les cours ne servent à rien, puisque c'est l'année où il y a eu un nombre record de mois de cours volatilisés que les résultats (soit disant honnêtes) sont si excellents. Vraisemblablement avec 0 mois de cours c'est 100% de reçus dans toute la France que l'on obtiendra si l'on peut extrapoler cette tendance. > > PK > -- Michel TALON |
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#49 |
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talon@lpthe.jussieu.fr (Michel Talon) writes:
> Patrice Karatchentzeff <p.karatchentzeff@free.fr> wrote: [...] > Et même 90% en terminale scientifique en Bretagne. Le château et ses > écuries pourraient-ils mieux aller? Il est d'ailleurs marrant que > personne ne fasse la remarque que les enseignants et les cours ne > servent à rien, puisque c'est l'année où il y a eu un nombre record > de mois de cours volatilisés que les résultats (soit disant > honnêtes) sont si excellents. Vraisemblablement avec 0 mois de cours > c'est 100% de reçus dans toute la France que l'on obtiendra si l'on > peut extrapoler cette tendance. Tiens, c'est marrant: j'ai fait la même remarque à des amis profs et ils ont fait la gueule ![]() L'EN, c'est au mieux une usine à décérébrer de toute façon... PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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SL <nospam@nospam.com> wrote:
> > Tout ceci est du chinois pour moi. Pourtant tu fais des statistiques, donc je suppose que tu as entendu parler dans ta vie de nombre rationnel de la forme p/q avec p et q entiers. Or comme tu sais on peut "simplifier" p/q = (np)/(nq) donc un nombre rationnel c'est une classe d'équivalence de couples (p,q) avec la relation d'équivalence (p,q) equiv (p',q') si pq'= p'q Voilà un exemple fondamental d'espace quotient. J'espère que tu vois qu'il ne s'agit pas d'une notion hautement ésotérique, et je peux t'assurer que sa présence est absolument universelle en maths. > naturellement. Si vous voulez que vous dise que l'enseignement, du > primaire au supérieur, est à la dérive et ne sait même plus quelle est > sa fonction sociale, et que c'est angoissant, oui, je peux le dire. Certes. > J'ai entendu dire que l'Ecole (Ulm en tout cas) mettait en place des > droits d'inscription dès l'année prochaine. Quelqu'un peut confirmer > ou infirmer ? Je n'ai pas entendu parler de ça. Comme d'autre part les élèves à l'ENS sont payés j'ai quand même un doute à ce sujet. En outre la scolarité à l'ENS est en fait une scolarité à la Fac, les élèves passent une licence, maîtrise, DEA, etc. dans une fac (*) plus ou moins de leur choix, généralement Paris 6 ou 7 ou des fois 11 pour les scientifiques, donc c'est une telle fac qui peut demander des frais de scolarité. (*) en fait depuis la création des magistères il s'agit plus souvent de magistères officiellement de ces facs, dans lesquels des étudiants des facs sont admis, mais qui se tiennent physiquement dans les locaux de l'école. Antérieurement, les élèves de l'ENS allaient tout simplement à la fac comme tout le monde. Pour le DEA, pareil, il y a par exemple un DEA de physique théorique qui se tient à l'ENS mais les étudiants de Paris 6 qui souhaitent le faire et semblent avoir le niveau nécessaire peuvent y aller, par exemple c'est le cas de celui que j'ai eu cette année en stage. Expérimentalement on voit que ces étudiants terminent le DEA dans un classement qui n'est pas nécessairement ridicule par rapport à celui des normaliens ou des polytechniciens. Bref tout ça pour dire qu'il y a une interpénétration trés forte entre l'ENS Ulm et les facs associées (Paris 6 essentiellement pour la physique). -- Michel TALON |
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