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| fr.comp.os.linux.debats Promouvoir, critiquer et troller sur Linux. |
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#1 |
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....Utilise des processeurs moins puissant que le miens.
Mais où j'ai mis qu'un seul processeur, IBM en a enfilé 131072 ! Et où j'ai mis 2 GB de RAM, il en ont mis 32768 GB :>)) http://domino.research.ibm.com/comm/...gene_2004.html Savez-vous quel OS il tourne, ce truc ? Ca peut pas être du Windows... Olivier |
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#2 |
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Le Wed, 28 Jun 2006 21:11:39 +0200, Olivier <olivier@riendutout.bip>
écrivait dans fr.comp.os.linux.debats: >...Utilise des processeurs moins puissant que le miens. > >Mais où j'ai mis qu'un seul processeur, IBM en a enfilé 131072 ! > >Et où j'ai mis 2 GB de RAM, il en ont mis 32768 GB :>)) > >http://domino.research.ibm.com/comm/...gene_2004.html > >Savez-vous quel OS il tourne, ce truc ? Tu poses la question parce que tu connais la réponse ??? >Ca peut pas être du Windows... En effet. La réponse est ici: http://www.newsfactor.com/perl/story/19772.html http://news.com.com/2100-1001-963285.html http://news.zdnet.com/2100-3513_22-963285.html En passant, ces ordis viseront le petaflop... Et le choix d'IBM était entre Linux et un SE fait sur mesure. Denis |
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#3 |
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Denis Beauregard a exprimé avec précision :
> Le Wed, 28 Jun 2006 21:11:39 +0200, Olivier <olivier@riendutout.bip> > écrivait dans fr.comp.os.linux.debats: > >> ...Utilise des processeurs moins puissant que le miens. >> >> Mais où j'ai mis qu'un seul processeur, IBM en a enfilé 131072 ! >> >> Et où j'ai mis 2 GB de RAM, il en ont mis 32768 GB :>)) >> >> http://domino.research.ibm.com/comm/...gene_2004.html >> >> Savez-vous quel OS il tourne, ce truc ? > > Tu poses la question parce que tu connais la réponse ??? > >> Ca peut pas être du Windows... > > En effet. La réponse est ici: > > http://www.newsfactor.com/perl/story/19772.html > http://news.com.com/2100-1001-963285.html > http://news.zdnet.com/2100-3513_22-963285.html > > En passant, ces ordis viseront le petaflop... > > Et le choix d'IBM était entre Linux et un SE fait sur mesure. > > > Denis Uhh, savais pas. J'aurai pu chercher, mais j'ai rien vu sur le site d'IBM C'est bon, le proof of concept suffit: Je ne peux plus douter de Linux ;>)) Olivier |
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#4 |
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Olivier <olivier@riendutout.bip> writes:
> > En passant, ces ordis viseront le petaflop... > > > > Et le choix d'IBM était entre Linux et un SE fait sur mesure. > > Uhh, savais pas. J'aurai pu chercher, mais j'ai rien vu sur le site > d'IBM > > C'est bon, le proof of concept suffit: Je ne peux plus douter de Linux > ;>)) Bah, y même pas la colorimétrie, les photographes vont pas vouloir en acheter. MB -- Michel BILLAUD billaud@labri.fr LABRI-Université Bordeaux I tel 05 4000 6922 / 05 5684 5792 351, cours de la Libération http://www.labri.fr/~billaud 33405 Talence (FRANCE) |
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#5 |
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Denis Beauregard <denis.b-at-francogene.com.invalid@nospam.com.invalid> wrote:
> http://news.zdnet.com/2100-3513_22-963285.html > > En passant, ces ordis viseront le petaflop... > > Et le choix d'IBM était entre Linux et un SE fait sur mesure. Bien sûr. Si tu lis l'article cité jusqu'au bout tu verras aussi que: Tailoring Linux to run on these upcoming machines will require substantial research, according to IBM. The company has, for instance, created a technique where only select processors can access the full hardware resources of the machines. IBM is also looking at ways to reduce interference between different tasks. En bref, faire du clustering performant sur des ensembles de ce genre c'est encore du domaine de la recherche, et ce n'est certainement pas avec du linux "out of the box" que ça va marcher. Tu en parleras aux gens qui essaient de faire des clusters de bien plus petite taille et qui obtienent des résultats peu probants. Sans même aller chercher si loin tu regarderas ce que ça donne de multithreader un programme sur une machine à deux processeurs, actuellement, sous Linux. Tu regarderas ce que les gens sont obligés d'utiliser comme logiciels pour faire leurs calculs, des trucs comme MPI http://www-unix.mcs.anl.gov/mpi/ où il faut se palucher toute la synchronisation et le parallélisme du calcul à la mano pour arriver à utiliser un cluster sous Linux. > > > Denis > |
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#6 |
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Denis Beauregard wrote:
> Le Wed, 28 Jun 2006 21:11:39 +0200, Olivier <olivier@riendutout.bip> > écrivait dans fr.comp.os.linux.debats: > > >>...Utilise des processeurs moins puissant que le miens. >> >>Mais où j'ai mis qu'un seul processeur, IBM en a enfilé 131072 ! >> >>Et où j'ai mis 2 GB de RAM, il en ont mis 32768 GB :>)) >> >>http://domino.research.ibm.com/comm/...gene_2004.html >> >>Savez-vous quel OS il tourne, ce truc ? > > > Tu poses la question parce que tu connais la réponse ??? > > >>Ca peut pas être du Windows... > > > En effet. La réponse est ici: > > http://www.newsfactor.com/perl/story/19772.html > http://news.com.com/2100-1001-963285.html > http://news.zdnet.com/2100-3513_22-963285.html T'as vu de quelle époque ces URLs datent? |
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#7 |
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Le Wed, 28 Jun 2006 16:57:22 -0400, Yugo <nobody@nowhere.com> écrivait
dans fr.comp.os.linux.debats: >T'as vu de quelle époque ces URLs datent? Oui, c'est ce qui m'a le plus étonné ! Mais entre 2002 et 2006, Linux n'a pas changé beaucoup de vocation ! Denis |
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#8 |
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Michel Talon a couché sur son écran :
> où il faut se palucher toute la synchronisation et le parallélisme du calcul > à la mano pour arriver à utiliser un cluster sous Linux. Ah, voilà la faille. Je savais bien que Windows était meilleur ;>)) |
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#9 |
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Olivier <olivier@riendutout.bip> wrote:
> Michel Talon a couché sur son écran : > > où il faut se palucher toute la synchronisation et le parallélisme du calcul > > à la mano pour arriver à utiliser un cluster sous Linux. > > Ah, voilà la faille. Je savais bien que Windows était meilleur ;>)) > > Je te rassure de suite, Windows ne fait pas mieux. J'ai entendu dire que certains Unix propriétaires avaient des implémentations de Single System Image beaucoup plus performantes, en particulier AIX de IBM, mais je n'ai jamais rien vu de première main. L'un des objectifs des micronoyaux etait d'offrir une couche de passage de messages en réseau beaucoup plus basse que le noyau et plus rapide, pour autant je ne sais pas s'il existe des choses rééllement fonctionnelles. Tant que la programmation distribuée sera toujours aussi galère je doute que ces sytèmes soient largement utilisés sauf pour des applications spécifiques où on ne peut pas s'en passer (la météorologie, la sismique, les bombes atomiques, etc.) et où on veut bien en payer le prix. -- Michel TALON |
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#10 |
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Michel Talon a pensé très fort :
> J'ai entendu dire que > certains Unix propriétaires avaient des implémentations de Single System > Image beaucoup plus performantes, en particulier AIX de IBM, mais je n'ai > jamais rien vu de première main. Mais dans la mesure où IBM a créé une version fortement améliorée de Linux pour ce supercalculateur, ces mofis sont elles connues et disponibles pour la communauté Open Source ? J'imagine que oui ... Olivier |
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#11 |
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> En passant, ces ordis viseront le petaflop...
Oh... c'est mignon ça : le petaflop. Il me tarde qu'on puisse utiliser ce terme pour nos PC. Pfeuuu le bouffon, t'es qu'à 3.5 pétaflop avec ton pingu2300. tu va ramer comme une larve en gamant sur WarDestructor7, gros naze. Franssoa Intel MMX 166, windows 3.1, démineur |
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#12 |
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On Wed, 28 Jun 2006, Michel Talon wrote:
> En bref, faire du clustering performant sur des ensembles de ce genre c'est > encore du domaine de la recherche, et ce n'est certainement pas avec du linux > "out of the box" que ça va marcher. Tu en parleras aux gens qui essaient de > faire des clusters de bien plus petite taille et qui obtienent des résultats > peu probants. Sans même aller chercher si loin tu regarderas ce que ça donne > de multithreader un programme sur une machine à deux processeurs, > actuellement, sous Linux. Tu regarderas ce que les gens sont obligés > d'utiliser comme logiciels pour faire leurs calculs, des trucs comme MPI > http://www-unix.mcs.anl.gov/mpi/ > où il faut se palucher toute la synchronisation et le parallélisme du calcul > à la mano pour arriver à utiliser un cluster sous Linux. Oui. Enfin cela dit, pour les cas « simples », certaines instructions existent déjà (utilisation de barrières pour introduire un point de synchro obligatoire pour toutes les instances / tous les processus du programme, etc.), et l'INRIA bosse sur différentes versions de MPI, dont une capable de faire du recovery en cas de crash d'une machine ... Cela dit, il existe des gens qui combinent mpi et openmp, qui se prennent vraiment beaucoup la tête, et qui ont des perfs plutôt bonnes. C'est juste que (et là je cite plus ou moins un de mes anciens profs), c'est tellement compliqué qu'il vaut mieux tout faire avec mpi. :-) -- "Je deteste les ordinateurs : ils font toujours ce que je dis, jamais ce que je veux !" "The obvious mathematical breakthrough would be development of an easy way to factor large prime numbers." (Bill Gates, The Road Ahead) |
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#13 |
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On Wed, 28 Jun 2006, Michel Talon wrote:
> Je te rassure de suite, Windows ne fait pas mieux. J'ai entendu dire que > une couche de passage de messages en réseau beaucoup plus basse que le noyau > et plus rapide, pour autant je ne sais pas s'il existe des choses rééllement > fonctionnelles. Tant que la programmation distribuée sera toujours aussi > galère je doute que ces sytèmes soient largement utilisés sauf pour des > applications spécifiques où on ne peut pas s'en passer (la météorologie, > la sismique, les bombes atomiques, etc.) et où on veut bien en payer le prix. J'ai lu les derniers articles de Tanenbaum à propos de Minix 3, et j'ai commencé à regarder le source. Il manque des choses à son OS pour qu'il soit pleinement fonctionnel, mais il fait des choses intéressantes, et franchement je trouve qu'il est sur la bonne voie. Niveau performances par contre, il l'annonce directement : c'est plus lent (entre 6 et 15% suivant les tâches à effectuer) qu'un OS classique, mais il justifie ça par le fait que maintenant les gens préfèrent un système fiable légèrement plus lent qu'un système qui crashe, même irrégulièrement. Minix 3 me semble être un bon OS pour faire le « proof of concept » d'un OS avec micro-noyau compatible POSIX. -- "Je deteste les ordinateurs : ils font toujours ce que je dis, jamais ce que je veux !" "The obvious mathematical breakthrough would be development of an easy way to factor large prime numbers." (Bill Gates, The Road Ahead) |
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#14 |
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On Thu, 29 Jun 2006, Olivier wrote:
> Michel Talon a pensé très fort : > >> J'ai entendu dire que >> certains Unix propriétaires avaient des implémentations de Single System >> Image beaucoup plus performantes, en particulier AIX de IBM, mais je n'ai >> jamais rien vu de première main. > > Mais dans la mesure où IBM a créé une version fortement améliorée de Linux > pour ce supercalculateur, ces mofis sont elles connues et disponibles pour la > communauté Open Source ? > > J'imagine que oui ... Ce serait bien, mais c'est pas sûr. Ils vont modifier Linux pour Blue Gene qui est un cluster bien particulier, avec des problèmes bien spécifiques. Il est possible qu'IBM garde les sources pour lui - jusqu'à ce qu'il trouve un moyen de commercialiser des solutions de clustering efficaces. :-) -- "Je deteste les ordinateurs : ils font toujours ce que je dis, jamais ce que je veux !" "The obvious mathematical breakthrough would be development of an easy way to factor large prime numbers." (Bill Gates, The Road Ahead) |
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#15 |
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> Mais dans la mesure où IBM a créé une version fortement améliorée de > Linux pour ce supercalculateur, ces mofis sont elles connues et > disponibles pour la communauté Open Source ? > > J'imagine que oui ... > Ils n'ont l'obligation de fournir les sources que s'ils fournissent un binaire... ce qui n'est pas le cas. Ce que tu demandes c'est comme imaginer que la GPL a tout développeur de mettre en ligne ses sources au fur et à mesure du développement. En pratique c'est souvent le cas via CVS, Subversion and co hébergé sur le web... mais ça n'est nullement OBLIGATOIRE... |
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#16 |
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Olivier <olivier@riendutout.bip> wrote:
> Michel Talon a pensé très fort : > > > J'ai entendu dire que > > certains Unix propriétaires avaient des implémentations de Single System > > Image beaucoup plus performantes, en particulier AIX de IBM, mais je n'ai > > jamais rien vu de première main. > > Mais dans la mesure où IBM a créé une version fortement améliorée de > Linux pour ce supercalculateur, ces mofis sont elles connues et > disponibles pour la communauté Open Source ? > Soyons sérieux. Qui a les moyens de s'offir un cluster? Quelques centaines de labos dans le monde. Ca n'a plus rien à voir avec la "communauté open source" dont tu parles. Les gens qui achètent ça achetaient des Cray avant, ils n'ont pas grand chose à faire de savoir ce qui gère leur cluster, ils font confiance à IBM, tout ce qui les intéresse c'est de faire tourner leurs calculs. Si leurs calculs distribués sont lents ils se tournent vers IBM, ils ont quelqu'un à engueuler et quelqu'un qui a les moyens de mettre des gens compétents sur le problème, en nombre suffisant. Ca n'a absolument rien à voir avec la logique open source. -- Michel TALON |
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#17 |
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Stéphane Zuckerman <szuckerm@etu.utc.fr> wrote:
> > Cela dit, il existe des gens qui combinent mpi et openmp, qui se prennent > vraiment beaucoup la tête, et qui ont des perfs plutôt bonnes. C'est juste > que (et là je cite plus ou moins un de mes anciens profs), c'est tellement > compliqué qu'il vaut mieux tout faire avec mpi. :-) Je suis bien d'accord, mais tu vois le physicien qui a besoin d'une telle machine, il a besoin d'apprendre la physique, puis de programmer son calcul, s'il faut en plus se prendre la tête avec des conneries d'informaticien dont il n'a rien à secouer, ça commence à faire très très cher pour lui. Donc il fait ce genre de choses s'il n'y a absolument aucune autre solution. En fait c'est souvent le cas qu'en étudiant mieux la physique on peut réduire le calcul et se passer de tout ce business. > -- Michel TALON |
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#18 |
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Michel Billaud <billaud@serveur5.labri.fr> wrote:
> Bah, y même pas la colorimétrie, les photographes vont pas vouloir en > acheter. Le grand public non plus ne va pas en vouloir s'il n'y a pas la colorimétrie. |
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#19 |
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Le Wed, 28 Jun 2006 16:57:22 -0400, Yugo <nobody@nowhere.com> écrivait
dans fr.comp.os.linux.debats: >T'as vu de quelle époque ces URLs datent? Ça, c'est rien. Il existe des langages informatiques depuis plus de 20 ans pour de telles applications. Par exemple, Occam 1 date de 1983. http://en.wikipedia.org/wiki/Occam_programming_language Donc, le concept en soi est relativement ancien et je suis un peu surpris qu'on en soit encore à un niveau expérimental. Denis |
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#20 |
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On Thu, 29 Jun 2006, Michel Talon wrote:
> Stéphane Zuckerman <szuckerm@etu.utc.fr> wrote: >> >> Cela dit, il existe des gens qui combinent mpi et openmp, qui se prennent >> vraiment beaucoup la tête, et qui ont des perfs plutôt bonnes. C'est juste >> que (et là je cite plus ou moins un de mes anciens profs), c'est tellement >> compliqué qu'il vaut mieux tout faire avec mpi. :-) > > > Je suis bien d'accord, mais tu vois le physicien qui a besoin d'une telle > machine, il a besoin d'apprendre la physique, puis de programmer son calcul, > s'il faut en plus se prendre la tête avec des conneries d'informaticien dont > il n'a rien à secouer, ça commence à faire très très cher pour lui. Donc il > fait ce genre de choses s'il n'y a absolument aucune autre solution. En fait > c'est souvent le cas qu'en étudiant mieux la physique on peut réduire le > calcul et se passer de tout ce business. > Ca c'est une vraie question que je me pose : je vois beaucoup de gens dans des domaines plus ou moins afférents à la physique (mécanique, etc), qui se retrouvent obligés de coder des trucs (parce qu'avoir les formules mathématiques, c'est bien, mais les mettre en oeuvre dans des simulations avant de fabriquer des machines, c'est mieux). Sauf qu'ils n'ont absolument pas de formation concernant la façon de coder des applications - pérennité du code, modularisation, et à moyen ou long terme (pour les codes faisant intervenir du calcul intensif) optimisation. Alors bien évidemment, souvent le mec qui sait optimiser a fait des études d'informatique, et la physique ça le dépasse (ou plus exactement, ce genre de physique qui va plus loin que Newton ;-) ). Il ne peut donc nécessairement comprendre toutes les subtilités. Mais une fois que ladite formule et les calculs à effectués sont établis (en gros, un fois qu'on a un modèle), pourquoi les physiciens ne confient-ils pas la réécriture de leur prototype à un collègue du département informatique (ou bien pourquoi n'embauchent-il pas quelqu'un pour le faire, etc.) ? Lorsque je vois le code pondu par certains collègues de génie mécanique, je me pose des questions parfois... Je ne comprends rien à la finalité du code, mais je peux déjà voir qu'il y a des problèmes de structuration du programmes, etc... -- "Je deteste les ordinateurs : ils font toujours ce que je dis, jamais ce que je veux !" "The obvious mathematical breakthrough would be development of an easy way to factor large prime numbers." (Bill Gates, The Road Ahead) |
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#21 |
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Hébergeur: |
talon@lpthe.jussieu.fr (Michel Talon) writes:
> Stéphane Zuckerman <szuckerm@etu.utc.fr> wrote: > > > > Cela dit, il existe des gens qui combinent mpi et openmp, qui se prennent > > vraiment beaucoup la tête, et qui ont des perfs plutôt bonnes. C'est juste > > que (et là je cite plus ou moins un de mes anciens profs), c'est tellement > > compliqué qu'il vaut mieux tout faire avec mpi. :-) > > > Je suis bien d'accord, mais tu vois le physicien qui a besoin d'une telle > machine, il a besoin d'apprendre la physique, puis de programmer son calcul, > s'il faut en plus se prendre la tête avec des conneries d'informaticien dont > il n'a rien à secouer, ça commence à faire très très cher pour lui. Pour le contribuable, plutot. > Donc il fait ce genre de choses s'il n'y a absolument aucune autre > solution. En fait c'est souvent le cas qu'en étudiant mieux la > physique on peut réduire le calcul et se passer de tout ce business. C'est pas comme ça qu'on arrive à chopper les gros budgets qui justifient du personnel qui justifie un batiment et des équipements qui justifient un gros budget qui justifient un institut pour lequel il faut un directeur etc. MB -- Michel BILLAUD billaud@labri.fr LABRI-Université Bordeaux I tel 05 4000 6922 / 05 5684 5792 351, cours de la Libération http://www.labri.fr/~billaud 33405 Talence (FRANCE) |
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#22 |
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Hébergeur: |
Stéphane Zuckerman <szuckerm@etu.utc.fr> wrote:
> nécessairement comprendre toutes les subtilités. Mais une fois que ladite > formule et les calculs à effectués sont établis (en gros, un fois qu'on a > un modèle), pourquoi les physiciens ne confient-ils pas la réécriture de > leur prototype à un collègue du département informatique (ou bien pourquoi > n'embauchent-il pas quelqu'un pour le faire, etc.) ? > > Lorsque je vois le code pondu par certains collègues de génie mécanique, > je me pose des questions parfois... Je ne comprends rien à la finalité du > code, mais je peux déjà voir qu'il y a des problèmes de structuration du > programmes, etc... > Premier point est-ce que le collègue informaticien qui a envie de faire ça existe? Il faudrait pour celà que faire ce genre de travail lui soit compté de façon positive dans sa carrière universitaire, ce dont je doute fortement étant donnée la direction générale que semblent prendre les mandarins de l'informatique. En second, à supposer que par extraordinaire tu trouves l'oiseau rare qui te fait un beau programme, comment le fais tu évoluer si tu as envie de changer tes formules, etc. sans emmerder l'informaticien tous les trois jours? Au total j'ai bien peur que la synergie entre les deux métiers soit extrêmement faible. -- Michel TALON |
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#23 |
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Hébergeur: |
On Thu, 29 Jun 2006, Michel Talon wrote:
[Code pondu par des physiciens, pourquoi ne pas s'aider d'informaticiens ?] > Premier point est-ce que le collègue informaticien qui a envie de faire ça > existe? J'ai un exemple très près de chez moi : un « mécanicien », qui a besoin de calculer la houle dans un port. Il passe par des éléments finis, des maillages, etc. C'est beaucoup trop de calcul pour une seule machine, donc on prend un petit cluster pour faire le boulot. Ca demande à l'infoteux qui code l'appli derrière de piger un minimum les maths qui sont mises en jeu, mais c'est pas insurmontable (ça a d'ailleurs déjà été fait par un camarade de promo, pour son stage de mi-études). Après tout, l'équilibrage de charge est quasiment indépendant du calcul "brut". > Il faudrait pour celà que faire ce genre de travail lui soit compté de > façon positive dans sa carrière universitaire, ce dont je doute fortement > étant donnée la direction générale que semblent prendre les mandarins de > l'informatique. Je ne dis pas que tous les travaux puissent être répartis entre informaticiens et non-informaticiens, mais j'avais l'impression que, lorsqu'on touchait à de l'équilibrage de charge dans un programme qui fait du calcul, il « suffisait » de prendre quelqu'un qui a étudié un minimum le domaine (algo parallèle et distribuée) pour pouvoir prendre un algo un minimum codé avec les mains (pour changer des pieds), quelqu'un dont c'était le métier serait plus efficace. > En second, à supposer que par extraordinaire tu trouves l'oiseau rare qui te > fait un beau programme, comment le fais tu évoluer si tu as envie de changer > tes formules, etc. sans emmerder l'informaticien tous les trois jours? Si tu changes les formules, et que du coup ça change les opportunités de parallélisation, effectivement c'est gênant. D'où l'intérêt d'avoir un informaticien dont le métier serait d'adapter les codes non ? Je ne parle pas nécessairement d'un chercheur en fait. > Au total j'ai bien peur que la synergie entre les deux métiers soit > extrêmement faible. .... Parce qu'on refuse de mettre le prix d'un poste d'ingénieur en informatique pour ce genre de choses. Je trouve ça dommage. Ca donne vraiment des codes imbitables pour ceux qui passent derrière. En fait, en rapport avec ta deuxième question, Je me dis que si le code a été au moins produit par quelqu'un qui a des connaissances en génie logiciel/conception de programmes/etc, au moins pour la maintenance, ce sera plus simple pour le physicien de revenir et comprendre ce qui a été fait... non ? -- "Je deteste les ordinateurs : ils font toujours ce que je dis, jamais ce que je veux !" "The obvious mathematical breakthrough would be development of an easy way to factor large prime numbers." (Bill Gates, The Road Ahead) |
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Michel Billaud <billaud@serveur5.labri.fr> wrote:
> > il n'a rien à secouer, ça commence à faire très très cher pour lui. > > Pour le contribuable, plutot. > Très cher en sous pour le contribuable et très cher en boulot pour le physicien. Là encore il n'est pas sûr que le temps investi dans de la programmation lui sera compté pour sa carrière. Il est même probable qu'on va l'accuser d'être un minable qui ne fait pas de physique et perd son temps en programmation. > C'est pas comme ça qu'on arrive à chopper les gros budgets qui > justifient du personnel qui justifie un batiment et des équipements > qui justifient un gros budget qui justifient un institut pour lequel > il faut un directeur etc. Oui mais ça c'est pour les politicards qui passent leur vie dans les ministères, pas pour les chercheurs de l'un ou l'autre sujet. -- Michel TALON |
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#25 |
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Stéphane Zuckerman <szuckerm@etu.utc.fr> wrote:
> On Thu, 29 Jun 2006, Michel Talon wrote: > Si tu changes les formules, et que du coup ça change les opportunités > de parallélisation, effectivement c'est gênant. D'où l'intérêt d'avoir un > informaticien dont le métier serait d'adapter les codes non ? Je ne parle > pas nécessairement d'un chercheur en fait. Mais à la fin des fins, si cet informaticien est un chercheur rattaché à un labo d'info, comment va t'il justifier cette activité? Si c'est un "ingénieur" rattaché à un labo de physique, comment vas tu justifier son poste sur la durée d'une carrière si ce genre de calcul n'est pas une activité à long terme du labo? Dans un labo qui fait ce genre de choses, l'a toujours fait et le fera toujours, genre météorologie, etc. je suis sûr que des ingénieurs de ce genre existent. Dans un labo généraliste où les chercheurs ne vont guère rester sur un sujet plus de 10 ans (ou alors vont rapidement se faire traîter d'encroutés et de bons à rien) je vois beaucoup plus mal comment ça peut fonctionner. Dans les labos immenses comme le CERN il y a des ingénieurs informaticiens spécialisés qui aident sur différents sujets. Quand le sujet change on peut les réemployer sur autre chose, mais c'est toujours un gros problème de gérer ce genre de "flexibilité". J'ai l'impression que quand tu cherches l'optimisation économique de cette situation tu la trouves en te foutant de la qualité du code, de sa maintenabilité, etc. De toute façon ce n'est pas fait pour durer, quand celui qui connaissait arrête ça ne sert plus tout simplement. -- Michel TALON |
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