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"stephane@unices.org" , dans le message
<f7k7m3-b73.ln1@macos.unices.org>, a écrit: > Mais ca inclue aussi une responsabilisation de ma facon de vivre et qui > intervient avant que je sois malade : ne pas fumer, ne pas boire (ou > dans des quantites raisonnables), dormir de facon reguliere, ne pas > mener d'activites irresponsables ou dangereuses avec son corp est une > premiere voie vers la non-maladie. C'est bien gentil, et tout à fait vrai, mais ça ne tend absolument pas à prouver ta thèse: qu'une bonne hygiène de vie réduit les risques de maladies graves, ça a été amplement prouvé par des études rigoureuses. Ce n'est pas comme les médecins disaient: allez, picole et fume tant que tu veux, un coup de chimio et il n'y paraîtra plus, hein. |
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#202 |
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none <""tg\"@(none)"> writes:
> Patrice Karatchentzeff wrote: > >> Personnellement, en tant que catholique, ce serait effectivement une >> démarche que j'envisagerai certainement... Pour moi, étant donnée ma >> situation géographique, ce serait dans un premier temps Notre Dame de >> la Salette... > > Si le cancer est localisé sur le pancréas, pas la peine de te déplacer > inutilement. > > N'étant pas catholique, je choisirais le p38 par snobisme. Vu le peu de p38 en circulation, c'est vraiment du snobisme... tu prends n'importe quelle pétoire pour la chasse: en plus, cela donne du travail à la femme de ménage¹... PK ¹: qui sont en l'occurence souvent les pompiers... -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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Nicolas George <nicolas$george@salle-s.org> writes:
[...] > À titre de curiosité, quel est l'effet de cette manoeuvre dans le cas où la > blessure n'est pas une entorse, mais, par exemple, une fracture? C'est évident: tu ne le fais pas. Tu ne remets pas une épaule en place avec une fracture ouverte de l'humérus... c'est pareil. > Accessoirement, j'ai l'impression que tu dis entorse là où tu devrais dire > luxation. Une entorse se caractérise par l'absence de «déplacement durable > des surfaces articulaires» (TLF). tout est dans la définition de «durable». Dans le langage populaire, on ne fait pas de différence entre entorse et luxation. Mais tu as raison sinon... sauf que les toubibs appellent entorse une luxation pour la cheville. Rien n'est simple ![]() PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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Nicolas George <nicolas$george@salle-s.org> writes:
> "stephane@unices.org" , dans le message > <6mh7m3-t53.ln1@macos.unices.org>, a écrit: >> En toutes consideration, si j'avais un cancer, je commencerai tres >> certainement par tester des voies moins dangereuses que les traitements >> lourds de la medecine conventionelle. > > Y compris si le délai occasionné réduit significativement les chances de > succès d'une thérapie «conventionnelle» lourde? Si t'en es là, Lourdes n'est plus que ta dernière chance effectivement. PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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On 2006-06-15, Khanh-Dang <khanh-dang@w.fr.invalid> wrote:
> Tes critiques ne vont donc pas à l'encontre de la médecine en ce > qu'elle a de scientifique, mais à un phénomène social. Mes propos vont simplement a l'encontre d'un systeme corrompu, qui l'a globalement toujours ete et qui a de fortes chances de l'etre encore un certain temps. -- http://www.unices.org Photos, humour et autres blogueries http://www.pbase.com/stougard/ Pfff, encore des photos |
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On 2006-06-15, Nicolas George <nicolas$george@salle-s.org> wrote:
>> En toutes consideration, si j'avais un cancer, je commencerai tres >> certainement par tester des voies moins dangereuses que les traitements >> lourds de la medecine conventionelle. > > Y compris si le délai occasionné réduit significativement les chances de > succès d'une thérapie «conventionnelle» lourde? Je ne suis pas face a la situation et il est dur d'affirmer "et si". Mais, il y a de fortes chances, de par mes convictions, que je cherche le salut dans des therapies autres que la chimio. Ce qui est certain, c'est que je rencontrerai des gens qui sont contres, que j'ecouterai leurs arguments et que ma decision pourra changer en fonction de cela. -- http://www.unices.org Photos, humour et autres blogueries http://www.pbase.com/stougard/ Pfff, encore des photos |
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Patrice Karatchentzeff , dans le message
<87y7vy3a6s.fsf@belledonne.chartreuse.fr>, a écrit: > C'est évident: tu ne le fais pas. Tu ne remets pas une épaule en > place avec une fracture ouverte de l'humérus... c'est pareil. C'est bien ce que je pensais. Cependant, j'aimerais que tu précises ce qui se passe si on le fait quand même. Question suivante: comment distingues-tu à coup sûr, sans appareillage, une entorse/luxation d'une fracture? |
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"stephane@unices.org" <stephane@unices.org> wrote:
> > Tes critiques ne vont donc pas à l'encontre de la médecine en ce > > qu'elle a de scientifique, mais à un phénomène social. > > Mes propos vont simplement a l'encontre d'un systeme corrompu, qui l'a > globalement toujours ete et qui a de fortes chances de l'etre encore > un certain temps. Bah, tu as certainement raison. Il n'empêche que ce n'est pas une raison d'essayer de dénigrer la médecine *en tant que* discipline scientifique. Et j'ai déjà bien assez insisté dans mes messages précédents que mon propos n'incluait aucune considération sociale ni économique. |
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#209 |
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Nicolas George <nicolas$george@salle-s.org> writes:
> Patrice Karatchentzeff , dans le message > <87y7vy3a6s.fsf@belledonne.chartreuse.fr>, a écrit: >> C'est évident: tu ne le fais pas. Tu ne remets pas une épaule en >> place avec une fracture ouverte de l'humérus... c'est pareil. > > C'est bien ce que je pensais. Cependant, j'aimerais que tu précises ce qui > se passe si on le fait quand même. Cela dépend de la fracture et de son emplacement. Comme toutes les fractures, il y a un risque d'aggravation sensible si on la manipule sans précaution (hors douleur insupportable pour le patient évidemment). À partir de là, tous les cas de figures sont possibles bien sûr. > Question suivante: comment distingues-tu à coup sûr, sans > appareillage, une entorse/luxation d'une fracture? Je te vois arriver avec tes gros sabots... 1) Je n'ai *jamais* dit qu'il fallait jeter le système à la poubelle. Tout ce qui permet un diagnostique précis (sans massacrer le client) est bon à prendre évidemment. 2) Relis ce que j'ai dit sur la radio: c'est a priori une bonne chose (à condition de ne pas aller en faire une deux fois par jour, cf. les rayons X) 3) Enfin, pour répondre précisément à ta question, *même* avec appareillage, on ne sait pas. À part ouvrir pour aller voir... généralement, le patient n'est pas trop chaud... Par exemple, la fracture du scaphoïde (l'os du poignet) est invisible à la radio la première semaine. Tous les radiologues le savent. Ce n'est pas pour autant qu'il ne vont pas te diagnostiquer une *suspicion* de fracture, à faire confirmer ultérieurement par une radio de contrôle. Et on te mets un plâtre en attendant (fort justement). Tout cela pour dire que le contexte joue pour juger (c'est comme pour la justice, enfin, quand ils font leur boulot). Un gars qui s'est tordu la cheville en marchant (ou en courant) a, sans antécédent notoire (encore une recherche à faire), une probabilité (tiens, cela va faire plaisir à Michel) infime d'avoir une fracture (au moins sur la cheville... sur le poignet qui a servi à réceptionner la chute, c'est moins évident). De plus, passées les premières minutes, certains symptômes sont plus caractéristiques d'une fracture (maux de c½ur, envie de vomir, vertige) même si ce n'est pas forcément une règle. Pour finir, le contexte final joue: si t'es avec un pote en montagne et que tu as dix heures de marche pour finir, alors je tente de lui remettre sa cheville pour qu'il finisse à pince plutôt que sur mon dos (ou là, tu as la garantie de te l'abîmer). Ceci dit, je ne me la ferai pas remettre par quelqu'un qui n'a aucune notion de secourisme... Voilà, il n'y rien d'absolu. PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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#210 |
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Patrice Karatchentzeff , dans le message
<87psha37ls.fsf@belledonne.chartreuse.fr>, a écrit: > Je te vois arriver avec tes gros sabots... <snip> Oui, c'est bien joli tout ce que tu dis, mais au final, quel est ton argument? Que les médecins font parfois des erreurs de diagnostique sur certaines entorses? Que ces erreurs de diagnostique sont liées à une certaine faiblesse de leur formation initiale sur un cas particulier? Tout ceci est absolument anecdotique. C'est problématique quand on y est confronté, et il est clair qu'il faut essayer d'y remédier, mais ça ne remet en cause aucun principe. |
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#211 |
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On Thu, 15 Jun 2006 12:05:07 +0200
Patrice Karatchentzeff <p.karatchentzeff@free.fr> wrote: > Voilà, encore une fois, une belle démonstration de l'ineptie qui > consiste à faire des stats avec des hommes... OK, tu ne veux pas de stats? Ça implique que tu ne t'intéresses pas à l'issue du traitement, puisque tu t'interdis de dire « il a de bonnes chances de s'en tirer ». Vu comme ça, ta démarche est cohérente: tu refuses les méthodes qui ont le plus de chances de fonctionner puisque tu ne t'intéresses pas à la guérison. Ton paragraphe suivant va aussi dans ce sens: on ne cible pas la maladie. À ce compte, il suffit de traiter tout patient pas des doses massives de Prozac et d'analgésiques. Ça ne changera généralement rien à la maladie; par contre le patient sera heureux. > Ta démonstration, c'est: la maladie se soigne par la statistique. Non, c'est: le choix d'une thérapie se base sur des statistiques pour maximiser la santé et le confort du patient. > Ton exemple sur le cancer est d'ailleurs pathologique: c'est le > meilleur contre-exemple. On tente de soigner avec le raisonnement > suivant (faute de mieux): on va flinguer un maximum de cellules. Dans > ces cellules, on espère que statistiquement, on en tuera plus de > malades que de saines. Oui, sur le fond, c'est vrai, mais on utilise des traitements qui ciblent autant que possible les cellules malades selon certaines spécificités (on vise notamment les cellules en division active). Note que certains cancers sont maintenant soignés avec un taux de rémission de presque 100%, sans effets secondaires durables (notamment le cancer du testicule, grâce à l'étoposide et au cisplatine), par cette approche. -- Jérémy JUST <jeremy_just@netcourrier.com> |
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#212 |
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Nicolas George <nicolas$george@salle-s.org> writes:
> Patrice Karatchentzeff , dans le message > <87psha37ls.fsf@belledonne.chartreuse.fr>, a écrit: >> Je te vois arriver avec tes gros sabots... > <snip> > > Oui, c'est bien joli tout ce que tu dis, mais au final, quel est ton > argument? Que les médecins font parfois des erreurs de diagnostique sur > certaines entorses? Que ces erreurs de diagnostique sont liées à une > certaine faiblesse de leur formation initiale sur un cas particulier? Tout > ceci est absolument anecdotique. C'est problématique quand on y est > confronté, et il est clair qu'il faut essayer d'y remédier, mais ça ne remet > en cause aucun principe. Si, cela remet en cause beaucoup de choses... Si, pour un cas simple comme une entorse, un toubib n'a pas la volonté de faire changer les choses (ce sont eux qui sont aux premières loges tout de même) alors imagine ce que cela peut donner pour des choses moins évidentes (et là-dessus, j'ai des exemples sur des trucs comme la cardio avec des méthodes on ne peut plus scientifiquement prouvé mais qui remet en cause une centaine d'années d'école de la cardiologie... tant pis pour la gueule du patient)... PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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#213 |
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Jérémy JUST <jeremy_just@netcourrier.com> writes:
> On Thu, 15 Jun 2006 12:05:07 +0200 > Patrice Karatchentzeff <p.karatchentzeff@free.fr> wrote: > >> Voilà, encore une fois, une belle démonstration de l'ineptie qui >> consiste à faire des stats avec des hommes... > > OK, tu ne veux pas de stats? Ça implique que tu ne t'intéresses pas à > l'issue du traitement, puisque tu t'interdis de dire « il a de bonnes > chances de s'en tirer ». Non, tu n'as rien compris (ou bien je me suis mal fait comprendre, ce qui revient au même). Je refuse de faire du patient une statistique... cela est totalement différent. Un client n'est pas une maladie ni une statistique. Cela n'empêche de faire des stats sur les méthodes et les résultats. Mais cela ne doit en faire une religion absolue comme c'est le cas. On traite un patient. C'est l'être humain qui est au centre. Mais c'est sûr que cela va totalement à l'encontre de la société actuelle qui voit une masse partout. > Vu comme ça, ta démarche est cohérente: tu refuses les méthodes qui > ont le plus de chances de fonctionner puisque tu ne t'intéresses pas à la > guérison. Non. > Ton paragraphe suivant va aussi dans ce sens: on ne cible pas la > maladie. > > À ce compte, il suffit de traiter tout patient pas des doses massives de > Prozac et d'analgésiques. Ça ne changera généralement rien à la maladie; > par contre le patient sera heureux. Voilà, le retour du balais de la sorcière... indécrottable. Il faudrait un point Godwin sur le sujet pour éviter les dérapages.... >> Ta démonstration, c'est: la maladie se soigne par la statistique. > > Non, c'est: le choix d'une thérapie se base sur des statistiques pour > maximiser la santé et le confort du patient. Le confort du patient, le toubib n'en a généralement que cure... ce qui l'intéresse, c'est qu'il puisse pratiquer son métier sans avoir trop de contraintes (genre, les accouchements programmés). Généralement, le confort du patient est un effet collatéral inattendu du confort du toubib. >> Ton exemple sur le cancer est d'ailleurs pathologique: c'est le >> meilleur contre-exemple. On tente de soigner avec le raisonnement >> suivant (faute de mieux): on va flinguer un maximum de cellules. Dans >> ces cellules, on espère que statistiquement, on en tuera plus de >> malades que de saines. > > Oui, sur le fond, c'est vrai, mais on utilise des traitements qui > ciblent autant que possible les cellules malades selon certaines > spécificités (on vise notamment les cellules en division active). Oui on progresse et c'est une excellente chose. N'empêche qu'il faudrait gratter un petit plus en amont aussi mais là encore, ce serait remettre en cause tant de chose que c'est peine perdue... PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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#214 |
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Le Thu, 15 Jun 2006 16:53:39 +0200, Patrice Karatchentzeff a écrit :
> Je refuse de faire du patient une statistique... cela est totalement > différent. Un client n'est pas une maladie ni une statistique. Cela > n'empêche de faire des stats sur les méthodes et les résultats. > > Mais cela ne doit en faire une religion absolue comme c'est le cas. Je ne comprends pas cette phrase. Faire des statistiques permet de déterminer les traitements qui ont le plus de chances de soulager le patient, n'est-ce pas rationnel de choisir le traitement en fonction de cette chance-là ? Après, si être rationnel est une religion, j'avoue que je suis perdu. > On traite un patient. C'est l'être humain qui est au centre. Je suis d'accord. > Mais c'est sûr que cela va totalement à l'encontre de la société > actuelle qui voit une masse partout. > >> Vu comme ça, ta démarche est cohérente: tu refuses les méthodes qui >> ont le plus de chances de fonctionner puisque tu ne t'intéresses pas à la >> guérison. > > Non. Pourtant le refus des méthodes « les plus probables » est bien là ? Est-ce possible d'avoir des détails sur ce « Non. » ? >> Oui, sur le fond, c'est vrai, mais on utilise des traitements qui >> ciblent autant que possible les cellules malades selon certaines >> spécificités (on vise notamment les cellules en division active). > > Oui on progresse et c'est une excellente chose. N'empêche qu'il > faudrait gratter un petit plus en amont aussi mais là encore, ce > serait remettre en cause tant de chose que c'est peine perdue... Globalement, j'ai quand même bien des impressions de « théorie du complot », ça ressemble furieusement au coup du moteur à eau, ce genre de choses. -- - Et pour les petits gros, il y a mon régime à base de diète et de moquerie, les résultats sont époustouflants ! Krusty le clown dans les Simpson, saison 4, épisode 1. |
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#215 |
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Patrice Karatchentzeff <p.karatchentzeff@free.fr> wrote:
> > Non. Chaque homme malade est *unique* même si sa maladie est commune. Je te rappelle que cette remarque figure dans mon laius. Mais pour la "science" le cas isolé n'a aucune valeur scientifique, vu qu'il n'y a aucune causalité précise entre le traîtement et ses effets. Il y a uniquement une corrélation statistique, qui est, de plus, généralement assez faible. -- Michel TALON |
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#216 |
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Le Thu, 15 Jun 2006 17:48:00 +0800, stephane@unices.org a écrit :
> On 2006-06-15, Fabien Millioz <millioz@spam> wrote: > >> Certes, et une part non néglieable de la planète ne l'utilise pas et >> s'en porte très bien aussi. > > Ca, ca demontre strictement rien. J'en ai bien conscience, j'ai repris le même argument. > Elle n'a rien d'homeopathique ou meme de theorique, les traitements sont > tout ce qu'il y a de plus actifs et une mauvaise utilisation est tout > aussi mortelle qu'un abus de Prozac. Vous avez des sources par rapport à ces affirmations ? Je suis preneur. -- Vous aussi les amis, chez vous, avec des vieux slips, déguisez-vous en fantômes, ca pue un peu mais c'est très efficace. Et à bientôôôôôt ! L'ours Maturin. http://82.228.183.46/BNDB4DLS |
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#217 |
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Le Thu, 15 Jun 2006 11:47:56 +0200, Patrice Karatchentzeff a écrit :
>> J'aurais choisi une histoire moins moqueuse que le fond n'en serait >> pas pour autant changé : irais-tu sincèrement te faire soigner, >> toujours en dehors de toute considération économique et sociale, >> chez une personne qui applique une méthode sans savoir pourquoi elle >> l'applique et donc sans pouvoir prouver qu'elle est efficace ? > > Honnêtement, tant qu'il ne sort pas un couteau pour me sortir le > diable au fond des yeux, une bête imposition des mains pour faire > partir une verrue ne peut au pire que te coûter le prix de la > consultation. Au mieux, la faire partir. > > Dans ce cas-là, oui, sans hésiter, pour peu que le gars en question > ait une réputation (c'est-à-dire pas le marabout black avec sa carte > de visite dans ta BAL pour faire revenir ta femme), je n'hésiterai pas > à *essayer*. Je suis content, on commence à être du même avis ![]() La différence est que je ne suppose pas que l'effet de l'imposition des mains a un effet sur la verrue suffisant pour mériter le coût de la consultation. Après, c'est que mon humble avis, je ne cherche pas à l'imposer à quiconque. > De toute façon, même dans le cadre de la médecine «traditionnelle», > il est tout à fait prudent de consulter plusieurs personnes pour un > avoir un avis... Exactement, ne serait-ce que pour éviter les erreurs qui sont bien humaines. -- - Oui mais ma chérie, ce n'est pas ce que tu as au fond du coeur qui compte, ce qui compte vois tu c'est ce que tu montres aux autres, c'est ce que ma mère m'a appris. Marge Simpson dans Les Simpson, saison 1, épisode 6. |
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#218 |
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Fabien Millioz <millioz@spam pas beau crans.org.invalid> writes:
> Le Thu, 15 Jun 2006 16:53:39 +0200, Patrice Karatchentzeff a écrit : >> Je refuse de faire du patient une statistique... cela est totalement >> différent. Un client n'est pas une maladie ni une statistique. Cela >> n'empêche de faire des stats sur les méthodes et les résultats. >> >> Mais cela ne doit en faire une religion absolue comme c'est le cas. > > Je ne comprends pas cette phrase. Faire des statistiques permet de > déterminer les traitements qui ont le plus de chances de soulager le > patient, n'est-ce pas rationnel de choisir le traitement en fonction de > cette chance-là ? Non, ce n'est pas idiot mais je n'arrive pas à me faire comprendre. La médecine actuelle centre son application sur la maladie comme si la maladie était dissociable de l'être humain qui la porte. C'est cela que je dénonce et c'est tout. > Après, si être rationnel est une religion, j'avoue que je suis perdu. Quand la rationnalité est l'excuse pour ne pas lorgner plus loin que son bout du nez alors oui. De plus, en France, la rationnalité sert de discours comme absolution: cf. le siècle des Lumières. >> On traite un patient. C'est l'être humain qui est au centre. > > Je suis d'accord. Dans ce cas, on ne débat plus ![]() >> Mais c'est sûr que cela va totalement à l'encontre de la société >> actuelle qui voit une masse partout. >> >>> Vu comme ça, ta démarche est cohérente: tu refuses les méthodes qui >>> ont le plus de chances de fonctionner puisque tu ne t'intéresses pas à la >>> guérison. >> >> Non. > > Pourtant le refus des méthodes « les plus probables » est bien là ? non. > Est-ce possible d'avoir des détails sur ce « Non. » ? oui ![]() cf. là-haut. Oui il est important de regarder la maladie, ses conséquences, les chances de les guérir, etc. Mais ce que je reproche, c'est de croire qu'il n'existe que la méthode officielle comme solution, méthode qui consiste à n'utiliser grosso modo que ce que certains ont pu à peu près reproduire *sans jamais se poser d'autres questions*. C'est symptomatiques d'une approche inhumaine de la médecine. C'est tout: ni plus ni moins. >>> Oui, sur le fond, c'est vrai, mais on utilise des traitements qui >>> ciblent autant que possible les cellules malades selon certaines >>> spécificités (on vise notamment les cellules en division active). >> >> Oui on progresse et c'est une excellente chose. N'empêche qu'il >> faudrait gratter un petit plus en amont aussi mais là encore, ce >> serait remettre en cause tant de chose que c'est peine perdue... > > Globalement, j'ai quand même bien des impressions de « théorie du > complot », ça ressemble furieusement au coup du moteur à eau, ce genre > de choses. Encore le coup du balais? PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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Patrice Karatchentzeff <p.karatchentzeff@free.fr> writes:
> Voilà, encore une fois, une belle démonstration de l'ineptie qui > consiste à faire des stats avec des hommes... Bon principe > (du moins, quand on n'est pas une machine à soigner - et > je ne connais pas tant que cela de toubibs qui n'en sont pas). Application 1. Statistique sur les medecins que tu connais. > Tu veux un autre exemple? le SAMU. 9 fois sur 10, je vois une équipe > médicale arrivée sur un blessé. Application 2. Statistique sur les interventions du Samu que tu vois. MB -- Michel BILLAUD billaud@labri.fr LABRI-Université Bordeaux I tel 05 4000 6922 / 05 5684 5792 351, cours de la Libération http://www.labri.fr/~billaud 33405 Talence (FRANCE) |
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#220 |
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Patrice Karatchentzeff , dans le message
<87hd2m31xo.fsf@belledonne.chartreuse.fr>, a écrit: > On traite un patient. C'est l'être humain qui est au centre. C'est joli, et on ne peut qu'être d'accord, mais... Concrètement, ça veut dire quoi? |
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#221 |
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Nicolas George <nicolas$george@salle-s.org> writes:
> Patrice Karatchentzeff , dans le message > <87hd2m31xo.fsf@belledonne.chartreuse.fr>, a écrit: >> On traite un patient. C'est l'être humain qui est au centre. > > C'est joli, et on ne peut qu'être d'accord, mais... > > Concrètement, ça veut dire quoi? Commencer par s'occuper du patient avant sa maladie par exemple... un bon début est d'écouter son patient. PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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Michel Billaud <billaud@serveur5.labri.fr> writes:
> Patrice Karatchentzeff <p.karatchentzeff@free.fr> writes: > >> Voilà, encore une fois, une belle démonstration de l'ineptie qui >> consiste à faire des stats avec des hommes... > > Bon principe > >> (du moins, quand on n'est pas une machine à soigner - et >> je ne connais pas tant que cela de toubibs qui n'en sont pas). > > Application 1. Statistique sur les medecins que tu connais. > >> Tu veux un autre exemple? le SAMU. 9 fois sur 10, je vois une équipe >> médicale arrivée sur un blessé. > > Application 2. Statistique sur les interventions du Samu que tu vois. Rien à voir: je ne fais pas des stats sur les hommes mais sur leur comportement. Maintenant, si tu me montres des stats qui montrent que les toubibs s'occupent de leur patient avant de se précipiter sur sa maladie, je battrai ma coulpe bien bas... Mais je ne suis pas très inquiet... PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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#223 |
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Patrice Karatchentzeff , dans le message
<8764j22wmf.fsf@belledonne.chartreuse.fr>, a écrit: > Commencer par s'occuper du patient avant sa maladie par exemple... un > bon début est d'écouter son patient. Certains médecins le font, d'autres pas. Tu es en train de critiquer des problèmes humains, là, pas des problèmes de méthode. |
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#224 |
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Patrice Karatchentzeff <p.karatchentzeff@free.fr> wrote:
> Commencer par s'occuper du patient avant sa maladie par exemple... un > bon début est d'écouter son patient. Écouter son patient est en effet une qualité nécessaire pour qu'un médecin soit un bon médecin. Mais tout de même, si on ne compte ni les médecins qui prescrivent des congés-maladie à l'euro, ni ceux qui reçoivent un patient en moins de 10 minutes (!!!), il doit bien en rester quelques-uns, parmi lesquels se trouvent des médecins qui écoutent leur patient, non ? N'empêche, je reconnais que j'ai de la chance que le seul médecin que je connaisse écoute ses patients. D'ailleurs, ce dernier fait partie de ceux qui prescrivent le moins de médicaments, et de ceux qui donnent le moins de congés maladie de son département. Si tous les médecins en faisait de même, le trou de la sécu ne serait qu'un creux à peine perceptible. |
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Nicolas George <nicolas$george@salle-s.org> wrote:
> Patrice Karatchentzeff , dans le message > <8764j22wmf.fsf@belledonne.chartreuse.fr>, a écrit: > > Commencer par s'occuper du patient avant sa maladie par exemple... > > un bon début est d'écouter son patient. > > Certains médecins le font, d'autres pas. Tu es en train de critiquer > des problèmes humains, là, pas des problèmes de méthode. Oui, c'est ce que je m'efforçais de faire comprendre depuis des octets entiers d'en-tête « References: ». |
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