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#251 |
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Nicolas George a écrit :
> Prodejeu a écrit : >> Le gus en question si il avait suivi des cours de Génie Log >> consciencieusement il n'y aurait pas eu de problème. > > Blah. Remplace « avait suivi des cours de génie logiciel » par « était un > bon programmeur », ce sera juste. Mais justement, être un bon programmeur, > ça ne s'apprend que très partiellement, et ça prend très nettement plus > longtemps qu'un cursus raisonnable. Complètement d'accord. On peut se dire presque programmeur en sortant de l'école, mais être un *BON* programmeur dépend plus de l'expérience. > Dans ces conditions, on n'y coupe pas, l'essentiel du code qui est écrit > actuellement l'est par des programmeurs médiocres. Ah bon, tu trouve ? > Et justement, ce que je > dis, c'est que le fameux « génie logiciel », ça sert à limiter la casse dans > ces conditions. J'ai l'impression que tu pense que le Génie Logiciel est réservé aux cursus court ? Je me souviens en avoir fait en Bac+4 et même un peu après je crois. Bien sûr ça ne suffit pas, il y a d'autres matières très importantes, mais comme dans tous domaines si tu suis bien les cours tu pourras espérer avoir bon niveau, mais si tu veux plus, il faut bosser à côté. |
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#252 |
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remy a écrit :
> Prodejeu a écrit : >> Perso je préfère un gars qui s'y connait un peu moins en hard, mais >> qui a une bonne connaissance du développement logiciel. >> Maintenant y aussi une grosse différence entre programmeur et >> développeur (et même analyste programmeur). > > alors ça dans le milieu "scolaire/universitaire" peut etre > mais dans une boite tu peux courir > > va dire a ton patron > ah ça c'est pas pour moi je suis analyste Monsieur > je te laisse imaginer la suite Je peux te sortir plusieurs contrat avoir divers boites sur lesquels ont m'a collé le grade d'analyste programmeur mais j'ai senti la différence (ni intellectuellement, ni pécuniairement, ni physiquement ;-) ). J'ai bossé pas mal de temps pour des boites de web à titre d'exemple, et même si j'ai quelques connaissance en hard, c'est pas pour ça qu'on ma embauché. |
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#253 |
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Le Wed, 31 May 2006 14:22:28 +0200, Prodejeu a écrit :
> Je suis assez d'accord. Le problème ne viens pas d'avoir fait ou pas du > Génie Logiciel, mais plutôt du fait que se former sur un langage prend > du temps et que malgré ses défauts on va préférer l'utiliser un peu à > toutes les sauces plutôt qu'en apprendre un autre. Oui, mais une solution peut-etre très très simple dans un langage spécifique (Prolog) et très compliquée dans un autre (Java), ca peut quand meme valoir le coup de se former, puisque si le code est très très simple , il est aussi moins buggué et il faudra moins tester... Ca coute pas forcement plus cher a terme a mon avis. Cela concerne bien sur un petit morceau précis, un algorithme, ... Sur un très gros logiciel, si on veut utiliser un seul langage, a priori, ca va devenir moins vrai puisque chacun aura ses avantages sur une partie, et mélanger les langages, c'est un peu plus compliqué aussi... -- Nicolas Le Scouarnec |
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#254 |
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Prodejeu , dans le message <447de4f8$0$21190$626a54ce@news.free.fr>, a
écrit: > J'ai l'impression que tu pense que le Génie Logiciel est réservé aux > cursus court ? Euh, non, pas du tout. Enfin, après, il faut voir comment se passe le cursus. Le niveau en programmation du taupin moyen en entrée d'école d'ingénieur est vraiment au ras des pâquerettes. Une formation d'ingénieur, c'est en général considéré comme un cursus plutôt long, mais in fine, pour l'informatique, ça veut dire tout apprendre en trois ans. Ce n'est pas faisable. |
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#255 |
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Nicolas George <nicolas$george@salle-s.org> wrote:
> Enfin, après, il faut voir comment se passe le > cursus. Le niveau en programmation du taupin moyen en entrée d'école > d'ingénieur est vraiment au ras des pâquerettes. D'ailleurs, le taupin en filière MP a le choix entre option SI (science de l'ingénieur) et option informatique. Même si les élèves en option info savent écrire une fonction en Caml qui renvoie le nombre d'élément d'une liste ou d'un arbre, il est clair que pour une grande partie des élèves de cette catégorie, l'info n'est qu'une épreuve coefficient 2 aux concours qui rapporte des points, au même titre que les épreuves de chimie ou de langues vivantes. Et là, je ne parle pas encore des élèves en filière MP qui ont choisi l'option SI (qui sont plus nombreux que leurs camarades ayant choisi info). Ni des autres filière où la programmation n'est pas du tout enseignée. Enfin si, peut-être à travers une procédure écrit en langage Maple implémentant l'algorithme d'Euclide. Donc, pour ce qui est du taupin moyen, on peut considérer que le niveau de programmation est en effet quasi-nul. |
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#256 |
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R12y a écrit :
> On Wed, 31 May 2006 11:03:48 +0200, Prodejeu wrote: > >> Et j'ai bossé dans une entreprise où l'administrateur réseau n'avait >> aucun diplôme et se débrouillait au moins aussi bien qu'un pro. > > Un pro qui a suivi quelles études aussi? avec quel niveau en mathématiques? > Ce qui est intéressant c'est que même si ce gars là va peut-être manquer un peu de méthode à certains moments (quoique...) il va quand même pouvoir en découdre avec un autre qui aura le diplôme correspondant au poste. De plus conscient du fait qu'il n'a pas de diplôme, il se document énormément et se met perpétuellement à jour, ce qui lui procure un net avantage. Par contre, il me semble que la même chose va être plus difficile (mais quand même possible) dans le domaine du développement, car programmer ne pose pas de problème, mais la théorie (analyse, conception, gestion de projet, ...) va être plus difficile a apprendre en solo. |
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#257 |
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Nicolas Le Scouarnec a écrit :
> Le Wed, 31 May 2006 14:22:28 +0200, Prodejeu a écrit : >> Je suis assez d'accord. Le problème ne viens pas d'avoir fait ou pas du >> Génie Logiciel, mais plutôt du fait que se former sur un langage prend >> du temps et que malgré ses défauts on va préférer l'utiliser un peu à >> toutes les sauces plutôt qu'en apprendre un autre. > > Oui, mais une solution peut-etre très très simple dans un langage > spécifique (Prolog) et très compliquée dans un autre (Java), ca peut > quand meme valoir le coup de se former, puisque si le code est très > très simple , il est aussi moins buggué et il faudra moins tester... > > Ca coute pas forcement plus cher a terme a mon avis. C'est une des première chose qu'on apprend à l'école : adapter les outils au boulot demandé, et le langage de programmation en fait bien sûr partie. On a trop tendance a coder en C notamment des programme qui pourrait être réaliser plus vite grâce à l'API ou aux librairies d'autres langages. > Cela concerne bien sur un petit morceau précis, un algorithme, ... Sur > un très gros logiciel, si on veut utiliser un seul langage, a priori, ca > va devenir moins vrai puisque chacun aura ses avantages sur une partie, > et mélanger les langages, c'est un peu plus compliqué aussi... Par contre, à titre personnel je suis assez réticent à mélanger les langages dans un même développement, à l'exception : -Des développement client/serveur, on a quasiment deux applications complétement distinctes, et si ont utilise directement le reseau, ou du CORBA il n'y a pas de problème. -Et pour l'ajout d'un langage de script à application (pour l'écriture de plugins...) Mais cette réticence est toute personnel, et j'aimerais bien vos avis sur la question. |
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#258 |
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Le Fri, 02 Jun 2006 09:21:59 +0200, Prodejeu a écrit:
> > Par contre, à titre personnel je suis assez réticent à mélanger les > langages dans un même développement, à l'exception : > -Des développement client/serveur, on a quasiment deux applications > complétement distinctes, et si ont utilise directement le reseau, ou du > CORBA il n'y a pas de problème. > -Et pour l'ajout d'un langage de script à application (pour l'écriture > de plugins...) On peut effectivement utiliser deux langages complètement différents pour le client et le serveur. Mais il est également intéressant par exemple de mixer le C et un langage de haut niveau (Perl, Python) pour un bon équilibre entre performance du code et vitesse de développement. -- Quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur, quomodo, quando |
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#259 |
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Prodejeu , dans le message <447fe718$0$27285$626a54ce@news.free.fr>, a
écrit: > On a trop tendance a coder en C notamment des programme qui pourrait > être réaliser plus vite grâce à l'API ou aux librairies d'autres langages. Soit dit en passant, on dit «bibliothèque» en français, et un langage n'a pas d'API, c'est une bibliothèque qui en a une. |
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#260 |
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Emmanuel Florac <eflorac@imaginet.fr> wrote:
> Le Fri, 02 Jun 2006 09:21:59 +0200, Prodejeu a écrit: > > > > > Par contre, à titre personnel je suis assez réticent à mélanger les > > langages dans un même développement, à l'exception : > > -Des développement client/serveur, on a quasiment deux applications > > complétement distinctes, et si ont utilise directement le reseau, ou du > > CORBA il n'y a pas de problème. > > -Et pour l'ajout d'un langage de script à application (pour l'écriture > > de plugins...) > > On peut effectivement utiliser deux langages complètement différents > pour le client et le serveur. Mais il est également intéressant par > exemple de mixer le C et un langage de haut niveau (Perl, Python) pour > un bon équilibre entre performance du code et vitesse de développement. > C'est l'une des grandes tendances, le langage de script sert de glue entre des extensions en C ou C++ qui font la partie demandant des performances, ou des accés spéciaux à l'OS. C'est pour ça qu'ont été développés des outils permettant de faciliter la programmation de l'interface entre le programme natif et le programme de scripts, par exemple swig ou boost-python pour python. En matière scientifique, où on demande quand même des performances de calcul, il y a des choses tout à fait similaires avec des programmes comme matlab ou scilab. Ils présentent à l'utilisateur un langage d'interaction plus rapide à utiliser que de programmer directement la totalité du calcul en Fortran, et qui sert de glue entre des routines Fortran qui sont dans le système, optimisées pour la vitesse. -- Michel TALON |
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#261 |
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Nicolas George a écrit :
> Prodejeu , dans le message <447fe718$0$27285$626a54ce@news.free.fr>, a > écrit : >> On a trop tendance a coder en C notamment des programme qui pourrait >> être réaliser plus vite grâce à l'API ou aux librairies d'autres langages. > > Soit dit en passant, on dit « bibliothèque » en français, Au temps pour moi, j'ai pas fait attention. Mais je préfère utiliser library dans ce cas, parce que je trouve que les traductions des termes techniques sont souvent assez mauvaises (ici ça va encore). Souvenez-vous de ce bon vieux "cédérom" et du petit dernier le "dévédérom". Merci l'académie française ! > et un langage n'a > pas d'API, c'est une bibliothèque qui en a une. En fouillant un peu sur le net j'ai trouvé cette définition d'API : > Application and Programming Interface. > Bibliothèque de fonctions généralement de bas niveau destinées à être > réutilisées dans diverses applications afin de réaliser des traitements > de plus haut niveau. [...] source : http://dico.developpez.com/html/1453...-Interface.php Dans mon esprit : les langages disposent de "bibliothèques", ce qui inclus les API puisque ce sont des bibliothèques. Selon toi qu'est-ce qu'une API ? |
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#262 |
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On Fri, 2 Jun 2006, Prodejeu wrote:
> Nicolas George a écrit : >> Prodejeu , dans le message <447fe718$0$27285$626a54ce@news.free.fr>, a >> écrit : >>> On a trop tendance a coder en C notamment des programme qui pourrait >>> être réaliser plus vite grâce à l'API ou aux librairies d'autres langages. >> >> Soit dit en passant, on dit « bibliothèque » en français, > Au temps pour moi, j'ai pas fait attention. > Mais je préfère utiliser library dans ce cas, parce que je trouve que les > traductions des termes techniques sont souvent assez mauvaises (ici ça va > encore). Souvenez-vous de ce bon vieux "cédérom" et du petit dernier le > "dévédérom". Merci l'académie française ! > >> et un langage n'a >> pas d'API, c'est une bibliothèque qui en a une. > > En fouillant un peu sur le net j'ai trouvé cette définition d'API : > >> Application and Programming Interface. >> Bibliothèque de fonctions généralement de bas niveau destinées à être >> réutilisées dans diverses applications afin de réaliser des traitements >> de plus haut niveau. [...] > source : > http://dico.developpez.com/html/1453...-Interface.php > > Dans mon esprit : les langages disposent de "bibliothèques", ce qui inclus > les API puisque ce sont des bibliothèques. > Selon toi qu'est-ce qu'une API ? Ben, dans "Application and Programming Interface", y'a "Interface". Une API définit l'interface permettant de se servir d'une bibliothèque, selon moi. En C, tu peux très bien déclarer une interface de manipulation de listes chaînées par exemple (dans un fichier d'en-tête), mais ne pas définir ce code dans le même fichier. Mais le programmeur-utilisateur n'a pas besoin de plus. L'API permet de savoir comment manipuler une bibliothèque, mais n'est pas la bibliothèque. -- "Je deteste les ordinateurs : ils font toujours ce que je dis, jamais ce que je veux !" "The obvious mathematical breakthrough would be development of an easy way to factor large prime numbers." (Bill Gates, The Road Ahead) |
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#263 |
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Prodejeu , dans le message <448046cf$0$21282$626a54ce@news.free.fr>, a
écrit: >> Application and Programming Interface. >> Bibliothèque de fonctions généralement de bas niveau destinées à être >> réutilisées dans diverses applications afin de réaliser des traitements > > de plus haut niveau. [...] > source : > http://dico.developpez.com/html/1453...-Interface.php Cette définition est mauvaise. Déjà, la traduction du sigle est mauvaise, le and est de trop. L'API, c'est l'interface d'une bibliothèque, la structure des fonctions qu'elle exporte pour une application qui veut l'utiliser. En particulier, des bibliothèques différentes peuvent partager une même API. > Dans mon esprit : les langages disposent de "bibliothèques", ce qui > inclus les API puisque ce sont des bibliothèques. Un langage a une une bibliothèque standard et des bibliothèques tierces. On peut considérer que la bibliothèque standard fait partie du langage, mais mais son API n'est pas «l'API du langage». Si l'on parle de l'API du langage, ça désigne l'API de l'interpréteur en tant que bibliothèque, embarqué dans une application plus large. |
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#264 |
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talon@lpthe.jussieu.fr (Michel Talon) writes:
> Prodejeu <prodejeu@free.fr> wrote: >> Et j'ai bossé dans une entreprise où l'administrateur réseau n'avait >> aucun diplôme et se débrouillait au moins aussi bien qu'un pro. > > Tu comprends bien que le corollaire de ce que tu dis, c'est que l'enseignement > supérieur dans cette matière ne sert absolument à rien. Pensée qui est > tellement sacrilège que je me garde de faire plus que de l'évoquer > fugitivement. Si tu vas par là, on peut élaguer beaucoup de choses dans l'enseignement supérieur... PK -- |\_,,,---,,_PatriceKARATCHENTZEFF ZZZzz/,`.-'`'-.;-;;,_mailto:p.karatchentzeff@free.fr |,4-))-,_.,\(`'-'http://p.karatchentzeff.free.fr '---''(_/--'`-'\_) |
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Michel Talon a écrit :
> Emmanuel Florac <eflorac@imaginet.fr> wrote: >> Le Fri, 02 Jun 2006 09:21:59 +0200, Prodejeu a écrit: >> >> > Par contre, à titre personnel je suis assez réticent à mélanger >> > les langages dans un même développement, à l'exception : -Des >> > développement client/serveur, on a quasiment deux applications >> > complétement distinctes, et si ont utilise directement le reseau, >> > ou du CORBA il n'y a pas de problème. -Et pour l'ajout d'un >> > langage de script à application (pour l'écriture de plugins...) >> >> On peut effectivement utiliser deux langages complètement >> différents pour le client et le serveur. Mais il est également >> intéressant par exemple de mixer le C et un langage de haut niveau >> (Perl, Python) pour un bon équilibre entre performance du code et >> vitesse de développement. > > C'est l'une des grandes tendances, le langage de script sert de glue > entre des extensions en C ou C++ qui font la partie demandant des > performances, ou des accés spéciaux à l'OS. C'est pour ça qu'ont été > développés des outils permettant de faciliter la programmation de > l'interface entre le programme natif et le programme de scripts, par > exemple swig ou boost-python pour python. En matière scientifique, > où on demande quand même des performances de calcul, il y a des > choses tout à fait similaires avec des programmes comme matlab ou > scilab. Ils présentent à l'utilisateur un langage d'interaction plus > rapide à utiliser que de programmer directement la totalité du > calcul en Fortran, et qui sert de glue entre des routines Fortran > qui sont dans le système, optimisées pour la vitesse. C'est un peu différent de ce que dit Emmanuel, en tout cas dans le cas de Matlab : si on vectorise proprement, les données sont traitées avec des implémentations en C ou fortran et non avec le langage interprété, mais on programme bien toujours uniquement en Matlab. D'ailleurs c'est exactement comme avec Perl : on a intérêt à faire le maximum dans des "grep" ou des "map", plutôt que d'exprimer des boucles en Perl, traitées par l'interpréteur. Il me semble qu'Emmanuel parlait plutôt du fait d'écrire son programme en plusieurs langages. |
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#266 |
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Patrice Karatchentzeff a écrit :
>> Tu comprends bien que le corollaire de ce que tu dis, c'est que >> l'enseignement supérieur dans cette matière ne sert absolument à >> rien. Pensée qui est tellement sacrilège que je me garde de faire >> plus que de l'évoquer fugitivement. > > Si tu vas par là, on peut élaguer beaucoup de choses dans > l'enseignement supérieur... Quoi par exemple ? |
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#267 |
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SL <nospam@nospam.com> wrote:
> C'est un peu différent de ce que dit Emmanuel, en tout cas dans le cas > de Matlab : si on vectorise proprement, les données sont traitées avec > des implémentations en C ou fortran et non avec le langage interprété, > mais on programme bien toujours uniquement en Matlab. D'ailleurs c'est C'est bien ce que je disais, il me semble. De la même façon si tu utilises les mêmes routines scientifiques en Fortran comme la bibliothèque Atlas, qui sont utilisées par scilab, comme extensions de python, ce qui est fait par scipy ou numpy, tu vas aussi écrire ton propre problème en python mais les calculs lourds seront faits par le programme compilé depuis Fortran, derrière. Il y a aussi la possibilité de programmer dans un mélange de C et de python, c'est à dire d'écrire soi même en C les choses qui demandent des calculs, mais de laisser le python et le C mêlés, c'est ce que fait pyrex. Exemple ici: http://ldots.org/pyrex-guide/7-complete.html > exactement comme avec Perl : on a intérêt à faire le maximum dans des > "grep" ou des "map", plutôt que d'exprimer des boucles en Perl, > traitées par l'interpréteur. Il me semble qu'Emmanuel parlait plutôt > du fait d'écrire son programme en plusieurs langages. Je suis bien d'accord, les regexp en perl, python, etc. sont typiquement des exemples d'extension exactement comme ce dont on parle au dessus, dés qu'on rentre dans une regexp, on ne fait plus du perl en fait, c'est pour ça que ça va vite. Tu penses qu'Emmanuel voulait parler d'une partie des modules écrits dans un langage une autre dans un autre? Je n'avais pas compris ça. -- Michel TALON |
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#268 |
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Le Sat, 03 Jun 2006 16:29:40 +0200, SL a écrit:
> Il me semble qu'Emmanuel parlait plutôt > du fait d'écrire son programme en plusieurs langages. Oui, par exemple comme je l'ai mentionné (dans le cas de Perl) avec Inline::C, ou XS (pour ceux qui ont du poil uniquement...). La plupart des librairies d'accès aux bases de données de Perl sont en C, par exemple (et très rapides), de même les modules SDL, GD, Gtk et compagnie. -- Writing about music is like dancing about architecture. Frank Zappa |
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#269 |
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Emmanuel Florac a écrit :
> Le Sat, 03 Jun 2006 16:29:40 +0200, SL a écrit: > >> Il me semble qu'Emmanuel parlait plutôt du fait d'écrire son >> programme en plusieurs langages. > > Oui, par exemple comme je l'ai mentionné (dans le cas de Perl) avec > Inline::C, ou XS (pour ceux qui ont du poil uniquement...). Ou Inline::Java, mais on ne m'ôtera pas de l'idée que je trouve que c'est un peu branlant ; pour l'interfaçage de plusieurs langages, c'est pas ce permet de faire, de façon plus avancée, des trucs autour de C# ? > La plupart des librairies d'accès aux bases de données de Perl sont > en C, par exemple (et très rapides), Là on est à nouveau dans le cas de programme écrit /en Perl/, mais dont l'interpréteur délègue l'exécution à des modules écrit en C, non ? |
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#270 |
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Le Sat, 03 Jun 2006 17:17:05 +0200, SL a écrit:
> >> Oui, par exemple comme je l'ai mentionné (dans le cas de Perl) avec >> Inline::C, ou XS (pour ceux qui ont du poil uniquement...). > > Ou Inline::Java, mais on ne m'ôtera pas de l'idée que je trouve que > c'est un peu branlant ; pour l'interfaçage de plusieurs langages, > c'est pas ce permet de faire, de façon plus avancée, des trucs autour > de C# ? Je viens de lire sur feu tpj.com un article sur une grosse application basée sur Inline::Java, comme quoi ça doit pas être trop pourri. >> La plupart des librairies d'accès aux bases de données de Perl sont >> en C, par exemple (et très rapides), > > Là on est à nouveau dans le cas de programme écrit /en Perl/, mais > dont l'interpréteur délègue l'exécution à des modules écrit en C, > non > ? Oui bien sûr. Même quand on fait du Inline::C, c'est un peu pareil : on a seulement le gros avantage d'avoir tout le code sous la main et de ne pas avoir à gérer les subtilités d'interconnexion entre les deux codes, c'est "magique" (je définis une fonction en C, et paf, je peux l'appeler dans le code Perl). -- Sutor ne ultra Crepidam. |
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#271 |
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SL <nospam@nospam.com> writes:
> Patrice Karatchentzeff a écrit : > > >> Tu comprends bien que le corollaire de ce que tu dis, c'est que > >> l'enseignement supérieur dans cette matière ne sert absolument à > >> rien. Pensée qui est tellement sacrilège que je me garde de faire > >> plus que de l'évoquer fugitivement. > > > > Si tu vas par là, on peut élaguer beaucoup de choses dans > > l'enseignement supérieur... > > Quoi par exemple ? La physique ? :-) MB -- Michel BILLAUD billaud@labri.fr LABRI-Université Bordeaux I tel 05 4000 6922 / 05 5684 5792 351, cours de la Libération http://www.labri.fr/~billaud 33405 Talence (FRANCE) |
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#272 |
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Michel Billaud <billaud@serveur5.labri.fr> wrote:
> > La physique ? :-) Les maths, la physique, la chimie, si on ne les apprend pas à la fac ou similaire, on ne les sait pas, point final. Pour faire une centrale nucléaire ou une bombe atomique, si on ne connaît pas la physique nucléaire, on peut toujours courir. Par contre, l'informatique, tu vois, il semble que ça ne serve pas beaucoup d'aller l'apprendre à la fac, et même que des "college dropouts" comme Bill Gates, Steve Jobs ou Linux Torvalds aient réussi pas trop mal en quittant le bateau au milieu du gué. Ou encore dit autrement, par un grand mathematicien GH Hardy http://www-history.mcs.st-andrews.ac...ons/Hardy.html "Pure mathematics is on the whole distinctly more useful than applied". > > MB -- Michel TALON |
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#273 |
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Michel Talon wrote:
> Michel Billaud <billaud@serveur5.labri.fr> wrote: >> La physique ? :-) > > Les maths, la physique, la chimie, si on ne les apprend pas à la fac > ou similaire, on ne les sait pas, point final. Pour faire une centrale > nucléaire ou une bombe atomique, si on ne connaît pas la physique nucléaire, > on peut toujours courir. Abstraction faite du materiel necessaire, un poil plus cher qu'un simple PC, il n'y a pas de bouquins en physique (chimie, ...) pour apprendre la theorie? |
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#274 |
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Michel Talon a écrit :
> Michel Billaud <billaud@serveur5.labri.fr> wrote: >> >> La physique ? :-) > > Les maths, la physique, la chimie, si on ne les apprend pas à la fac > ou similaire, on ne les sait pas, point final. Pour faire une > centrale nucléaire ou une bombe atomique, si on ne connaît pas la > physique nucléaire, on peut toujours courir. Par contre, > l'informatique, tu vois, il semble que ça ne serve pas beaucoup > d'aller l'apprendre à la fac, et même que des "college dropouts" > comme Bill Gates, Steve Jobs ou Linux Torvalds aient réussi pas trop > mal en quittant le bateau au milieu du gué. Ou encore dit > autrement, par un grand mathematicien GH Hardy > http://www-history.mcs.st-andrews.ac...ons/Hardy.html > "Pure mathematics is on the whole distinctly more useful than > applied". Tout ça ce sont des raisonnements de bistro du commerce, des arguments de faits, des mélanges de tout et n'importe quoi. Le fait est que l'informatique laisse pour l'instant plus de part à l'improvisation, mais je vois pas en quoi on peut en tirer la moindre conclusion sur l'informatique elle-même, ce sont les besoins économique qui font qu'on embauche des autodidactes, on embauche pas tout à fait de chimistes dans les mêmes proportions. J'imagine que lorsqu'on recrute un informaticien pour travailler sur le code de lancement d'Ariane 5 ou de je sais pas quoi de critique, il y a à peu près autant de chance d'y retrouver un ST que de retrouver un autodidacte aux manettes d'une centrale nucléaire. Et puis toutes les rengaines sur l'air de "moi j'ai découvert pourquoi ça marchait pas" et "les pauvres gars c'est pas bon pour eux de les forcer à aller jusqu'au bac" ce n'est absolument rien d'autre que de bonnes vieilles opinions réactionnaires, élever le niveau d'instruction de la population c'est une fin *en soit*, si le marché n'est pas content il n'a qu'à s'adapter, et d'ailleurs le peu que j'en sais sur ce sujet suffit à me convaincre que ce sont des conneries monumentales de dire que ça pose un problème économique, alors que toute notre économie repose sur une main d'oeuvre ayant cette qualification. |
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#275 |
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On Tue, 6 Jun 2006, Michel Talon wrote:
> Michel Billaud <billaud@serveur5.labri.fr> wrote: >> >> La physique ? :-) > > Les maths, la physique, la chimie, si on ne les apprend pas à la fac > ou similaire, on ne les sait pas, point final. Pour faire une centrale > nucléaire ou une bombe atomique, si on ne connaît pas la physique nucléaire, > on peut toujours courir. Oui. > Par contre, l'informatique, tu vois, il semble que ça ne serve pas > beaucoup d'aller l'apprendre à la fac, et même que des "college > dropouts" comme Bill Gates, Steve Jobs ou Linux Torvalds aient réussi > pas trop mal en quittant le bateau au milieu du gué. Pas d'accord. Tout dépend du domaine où l'on se place. C'est sûr, les informaticiens théoriques, ça fait marrer pas mal de monde (« qui a besoin de théoriciens en informatique ? » est une phrase que je vois formulée à demi-mots quand je parle de DEA/thèse en informatique). N'empêche, je vois l'informatique théorique comme des mathématiques appliquées (donc « pas des maths » du point de vue de pas mal de mes amis mathématiciens), et on oublie un peu trop souvent que derrière le système de SGBD relationnel, il y a l'algèbre relationnelle, que le modèle objet pour la programmation a des fondements théoriques (et donc mathématiques en partie), que les modèles de sécurité ont aussi des fondements théoriques, etc. Par contre, en tant qu'utilisateur-administrateur ou bien utilisateur-programmeur, oui je suis d'accord, faire des études poussées en informatique théorique n'a pas d'intérêt pratique immédiat. -- "Je deteste les ordinateurs : ils font toujours ce que je dis, jamais ce que je veux !" "The obvious mathematical breakthrough would be development of an easy way to factor large prime numbers." (Bill Gates, The Road Ahead) |
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