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| fr.misc.droit.internet Problèmes juridiques en rapport avec l'Internet. |
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Mercredi 15 mars, en fin d'après-midi, les dispositions des articles 7
et 8, qui légitiment les mesures techniques de protection (DRM), ont également été adoptées. Aucun des amendements de l'opposition les concernant n'ont été acceptés, malgré le soutien de certains députés UMP, comme Christine Boutin ou Alain Suguenot. À 18 heures, les députés entamaient la discussion de l'amendement 9, censé créer un collège de médiateurs chargé de définir le nombre de copies autorisées via ces DRM. Avec une question cruciale: faut-il permettre ou non la copie des DVD? Source : http://www.zdnet.fr/actualites/inter...9330939,00.htm |
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#2 |
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Charlie a écrit :
> Mercredi 15 mars, en fin d'après-midi, les dispositions des articles 7 et 8, > qui légitiment les mesures techniques de protection (DRM), ont également été > adoptées. Aucun des amendements de l'opposition les concernant n'ont été > acceptés, malgré le soutien de certains députés UMP, comme Christine Boutin > ou Alain Suguenot. À 18 heures, les députés entamaient la discussion de > l'amendement 9, censé créer un collège de médiateurs chargé de définir le > nombre de copies autorisées via ces DRM. Avec une question cruciale: faut-il > permettre ou non la copie des DVD? > > Source : http://www.zdnet.fr/actualites/inter...9330939,00.htm Nombre de copies = zéro. Donc c'est interdiction de copier un DVD. |
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#3 |
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fiLou a écrit :
> Charlie a écrit : >> Mercredi 15 mars, en fin d'après-midi, les dispositions des articles 7 >> et 8, qui légitiment les mesures techniques de protection (DRM), ont >> également été adoptées. Aucun des amendements de l'opposition les >> concernant n'ont été acceptés, malgré le soutien de certains députés >> UMP, comme Christine Boutin ou Alain Suguenot. À 18 heures, les >> députés entamaient la discussion de l'amendement 9, censé créer un >> collège de médiateurs chargé de définir le nombre de copies autorisées >> via ces DRM. Avec une question cruciale: faut-il permettre ou non la >> copie des DVD? >> >> Source : >> http://www.zdnet.fr/actualites/inter...9330939,00.htm > > Nombre de copies = zéro. Donc c'est interdiction de copier un DVD. > > En effet. Mais si la copie est interdite, l'extraction en un format différent (xvid par exemple) est-elle possible ? De même, il n'est pas précisé DVD Vidéo. L'interdiction de copie s'adresse-t-elle aussi aux DVD audio, rom, voir les DVDR/W ? Le texte de la loi porte sur le support mais ne définit pas le contenu. C'est un flou juridique... intéressant. -- Virez Ahmadinejad pour me répondre. Remove Ahmadinejad to reply. http://bluedusk.blogspot.com/ |
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#4 |
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R.V. Gronoff a formulé ce jeudi :
> Le texte de la loi porte sur le support mais ne définit pas le contenu. C'est > un flou juridique... intéressant. Attendons la parution au JO. mdr |
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#5 |
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>> Nombre de copies = zéro. Donc c'est interdiction de copier un DVD. Oui. La copie reste autorisée par la loi (c'est obligatoire pour conserver la taxe sur les supports vierges) mais le nombre de copies autorisé peut être de zéro. > > En effet. Mais si la copie est interdite, l'extraction en un format > différent (xvid par exemple) est-elle possible ? Si le DVD est protégé par un système anti-copie (et anti-extraction), le fait de contourner ce système sera un délit. Rémy |
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#6 |
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Rémy a écrit :
>>> Nombre de copies = zéro. Donc c'est interdiction de copier un DVD. > > Oui. > La copie reste autorisée par la loi (c'est obligatoire pour conserver la > taxe sur les supports vierges) mais le nombre de copies autorisé peut être > de zéro. > >> En effet. Mais si la copie est interdite, l'extraction en un format >> différent (xvid par exemple) est-elle possible ? > > Si le DVD est protégé par un système anti-copie (et anti-extraction), le > fait de contourner ce système sera un délit. > Oui mais non. Pour rappel, les DVD canadiens sont dépourvus de protection CSS. -- Virez Ahmadinejad pour me répondre. Remove Ahmadinejad to reply. http://bluedusk.blogspot.com/ |
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#7 |
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"R.V. Gronoff" <regis.gronoff@ahmadinejadifrance.com> a écrit dans le message de news: 4419a9a2$0$498$626a54ce@news.free.fr... > Rémy a écrit : >> Si le DVD est protégé par un système anti-copie (et anti-extraction), le >> fait de contourner ce système sera un délit. >> > > Oui mais non. > Pour rappel, les DVD canadiens sont dépourvus de protection CSS. > Et ? |
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#8 |
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Rémy avait prétendu :
> "R.V. Gronoff" <regis.gronoff@ahmadinejadifrance.com> a écrit dans le message > de news: 4419a9a2$0$498$626a54ce@news.free.fr... >> Rémy a écrit : > >>> Si le DVD est protégé par un système anti-copie (et anti-extraction), le >>> fait de contourner ce système sera un délit. >>> >> >> Oui mais non. >> Pour rappel, les DVD canadiens sont dépourvus de protection CSS. >> > > Et ? Tu va devoir revendre ton home cinéma tout en 1, parce qu'il ne sera pas compatible avec les nouveaux dvd. mdr |
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#9 |
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fiLou a écrit :
> Rémy avait prétendu : >> "R.V. Gronoff" <regis.gronoff@ahmadinejadifrance.com> a écrit dans le >> message de news: 4419a9a2$0$498$626a54ce@news.free.fr... >>> Rémy a écrit : >> >>>> Si le DVD est protégé par un système anti-copie (et >>>> anti-extraction), le fait de contourner ce système sera un délit. >>>> >>> >>> Oui mais non. >>> Pour rappel, les DVD canadiens sont dépourvus de protection CSS. >>> >> >> Et ? > > Tu va devoir revendre ton home cinéma tout en 1, parce qu'il ne sera pas > compatible avec les nouveaux dvd. > > mdr > > De toutes façon le DVD est techniquement obsolète. C'est une technologie du siècle (voire du millénaire) passé. Le HDDIVX par exemple est une technologie bien plus performante et, jusqu'à plus ample informé, la dadvsi n'interdit pas sa copie et sa distribution. -- Virez Ahmadinejad pour me répondre. Remove Ahmadinejad to reply. http://bluedusk.blogspot.com/ |
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#10 |
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Rémy wrote:
> Si le DVD est protégé par un système anti-copie (et anti-extraction), le > fait de contourner ce système sera un délit. > > Rémy Et donc des entreprises françaises comme Mandriva risquent de se retrouver soit dans l'illégalité, si elles contiennent des applicatifs dans leur distrib'permettant de lire des DVD; soit de ne plus offrir cette possibilité, ce qui va accroître le monopole des OS propriétaires (Microsoft et Mac Os) si l'on considère que le grand public ne trouvera pas d'intérêt à choisir du Linux s'il ne disposera pas d'une machine multimedia livrée clé en main. Restera toujours la possibilité de faire comme les américains (exemple Fedora Core), de distribuer sans logiciels multimedia et de conseiller de télécharger les plugins dans les pays où s'est permis. Charlie |
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#11 |
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Questions :
Peut-on avoir la liste des députés qui ont voté cette saloperie ? Y a t'il moyen de limiter la casse en écrivant à son sénateur ? Zozo, écoeuré et qui se mord les doigts de s'être déplacé au 2ème tour en 2002. "Charlie" <cnestel@free.fr> a écrit dans le message de news: 44185ae8$0$18257$636a55ce@news.free.fr... > Mercredi 15 mars, en fin d'après-midi, les dispositions des articles 7 et > 8, qui légitiment les mesures techniques de protection (DRM), ont > également été adoptées. Aucun des amendements de l'opposition les > concernant n'ont été acceptés, malgré le soutien de certains députés UMP, > comme Christine Boutin ou Alain Suguenot. À 18 heures, les députés > entamaient la discussion de l'amendement 9, censé créer un collège de > médiateurs chargé de définir le nombre de copies autorisées via ces DRM. > Avec une question cruciale: faut-il permettre ou non la copie des DVD? > > Source : > http://www.zdnet.fr/actualites/inter...9330939,00.htm |
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#12 |
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Le texte est en procedure d'urgence.
SI le senat adopte le texte a l'identique il passe si il le modifie, le gouvernement peut convoquer un comission mixte paritaire pour rédiger un nouveau texte qui devra etre adopte par les deux assemblees. Le gouvernement n'est cependant pas oblige de convoquer cette commsission, il peut laisser la navette continuer, dans ce cas le texte pourrait retourner a l'essemblee. RDDV a dit en seance a l'assemblee qu'il ne convoquerait pas la CMP en cas de texte fortement different entre assemblee et senat. donc vous pouvez tout a fait contacter votre senateur. |
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#13 |
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R.V. Gronoff <regis.gronoff@ahmadinejadifrance.com> wrote:
> De toutes façon le DVD est techniquement obsolète. C'est une technologie > du siècle (voire du millénaire) passé. Voila la démonstration que le consommateur creuse sa tombe. Vous ne voule pas voire que derrière cette obsolescence au pas de charge à laquelle vous contraint votre soif de consommation, se cache une stratégie de dépossession. Car chaque nouveau gagdet sera un peu plus criblé de restrictions qui feront de vous son locataire et de l'industrie des loisirs son vrai propriétaire. Avez-vous déjà vu une platine lecteur de CD vous afficher une licence absconse, vous obliger à cliquer "j'accepte" ou vous interdire d'écouter votre CD? Non, tant que votre CD est estampillé "Compact Disc", sinon il y a tromperie sur la marchandise. Vous allez tuer cette technologie parcequ'on vous dit qu'elle est dépassée, et vous répétez comme un mouton qu'elle est dépassée, pour vous engager dans des machins qui téléphonent à leur maître, décident pour vous de ce que vous pouvez écouter, quand et comment. Si cela n'était pas clair pour tout le monde, les récents faux-pas en matière d'atteinte à la vie privée (RealPlayer phone home), de sécurité informatique (Sony rootkit) devraient amplement démontrer à tout un chacun qu'accepter de mettre un fil à la patte à son magnétophone, son magnétoscope, sa platine, sa télévision, est aussi en perdre le contrôle. Et qu'une saine décision est de couper ce fil en privilégiant les technologies exemptes de ces pestes. Mais non. Vous allez pousser le CD sur la voie de garage, qui ne sera plus qu'un truc d'audiophile snob, pour vous jeter tête baissée sur des formats infestés de restrictions, revoquables à souhait et à distance (renseignez-vous sur la "révocation-list" des périphériques HDCP, et si vous n'êtes pas encore au courant sachez que votre écran HD peut être mis hors fonction à distance s'il figure sur cette fameuse liste). Vous en voulez? Mangez-en. Mais ne venez pas vous plaindre. On vous a prévenu que c'était moisi. -- Jean-Yves Bernier <http://www.pescadoo.net/> |
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Jean-Yves Bernier a écrit :
> R.V. Gronoff <regis.gronoff@ahmadinejadifrance.com> wrote: > >> De toutes façon le DVD est techniquement obsolète. C'est une technologie >> du siècle (voire du millénaire) passé. > > Voila la démonstration que le consommateur creuse sa tombe. > > Vous ne voule pas voire que derrière cette obsolescence au pas > de charge à laquelle vous contraint votre soif de consommation, > se cache une stratégie de dépossession. > > Car chaque nouveau gagdet sera un peu plus criblé de restrictions > qui feront de vous son locataire et de l'industrie des loisirs son vrai > propriétaire. > Je me suis renseigné depuis et c'est vrai, le HD, ça craint. :-( -- Virez Ahmadinejad pour me répondre. Remove Ahmadinejad to reply. http://bluedusk.blogspot.com/ |
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Jean-Yves Bernier wrote:
> R.V. Gronoff <regis.gronoff@ahmadinejadifrance.com> wrote: > > >>De toutes façon le DVD est techniquement obsolète. C'est une technologie >>du siècle (voire du millénaire) passé. > > > Voila la démonstration que le consommateur creuse sa tombe. Je considère également le CD estamplillé "Compact Disc" est dépassé, même si dans le même temps je souscris totalement à votre analyse sur chaque nouveau gadget nous dépossède un peu de plus de notre liberté au profit des marchands de loisirs. L'obsolescence du CD estamplillé "Compact Disc" relève d'une logique qui ne relève pas uniquement d'une analyse en terme de nouveau gadget. La création artistique dépend aussi de son contexte technologique. Par exemple l'écriture théâtrale, sa décomposition en scènes et en actes, était déterminée par la durée de combustion d'une bougie. De même pour ma génération qui a grandi au rythme de l'histoire du rock and roll, la durée d'un morceau de rockabilly était conditionnée par les faces d'un 45 tours. Si nous en étions restés au 78 tours, et si nous n'avions pas bénéficié de l'invention du transistor, peut-être n'aurions-nous jamais connu le rock and roll. De même, c'est grâce à l'arrivée du 4 pistes, qu'est né le concept d'album avec Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band et les beach boys. Dans le même temps se démocratisait l'écoute stéréophonique. Ce que j'écris n'a rien d'original, Mac Luhan l'a déjà écrit en 1962 dans Penser les médias. Le passage du disque vinyle au Compact Disc n'a été accompagné d'aucune création musicale. L'industrie du disque s'est contentée de garder l'ancien format, où les artistes racontaient une histoire sur tout un album, pour le stocker sur un CD. L'industrie du disque n'a pas su ou n'a pas voulu voir, en termes de création, la révolution numérique pour nous refourguer du packaging désincarné. La création musicale qui dans l'histoire du rock and roll avait accompagné les technologies du son et du stockage du son ne s'est plus faite avec l'industrie du disque. Qu'on pense par exemple, au début du RAP et de la techno, fondés tous deux sur un beat commun et du sampling, du recyclage, de la fusion, du copier/coller nécessitant de repenser autrement la propriété intellectuelle, les emprunts, les influences et les partages. Les premières raves techno ont préfiguré la quadriphonie qui est entrée dans les appartements avec le DVD (du côté propriétaire) et le ogg vorbis du côté du libre. Dans les raves on a assisté à une rupture d'avec la musique frontale, où le public est face à la sono et aux musiciens, avec là au contraire une spatialisation du son. On a aussi vécu des durées plus longues que celle d'un simple album, durée pouvant s'échelonner sur toute une nuit et même jusqu'au lendemain matin, que les bons Dj's racontaient en mixant et en interaction avec le public. Dans le même temps les gens ont commencé à stocker de la musique sur des disques durs, sur d'autres supports, et des formats permettant de stocker sur plusieurs heures ont commencé à émerger. La première fois que j'ai découvert le MP3 c'était à l'occasion d'une fête chez mes anciens élèves de Saint-Denis. J'était stupéfait, au lieu d'avoir apporté une valise de disques, celui qui avait été chargé de s'occuper de la musique de la soirée avait apporté un seul CD et tout préparé pour toute la soirée. Quand est apparu le téléchargement et le P2P ce qui a intéressé les gens ce n'était pas de recopier un album en entier (album qui n'était plus qu'un concept de stockage) mais de mixer sur une durée plusieurs musiques pour recréer une ambiance selon des moments, par exemple : le transport en commun. Et avec cette loi de merde DADVSI c'est tout un dispositif de création culturelle que l'industrie du disque essaye d'étouffer. C'est aussi en ce sens que le DADVSI va apparaître pour les gens qui avaient pris d'autres manières de vivre la musique : hyper-violent. Car on veut les ramener dans un formatage que l'industrie peut contrôler. En fait elle vient de se suicider. Cordialement Charlie |
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R.V. Gronoff wrote:
> Jean-Yves Bernier a écrit : > >> R.V. Gronoff <regis.gronoff@ahmadinejadifrance.com> wrote: >> >>> De toutes façon le DVD est techniquement obsolète. C'est une technologie >>> du siècle (voire du millénaire) passé. >> >> >> Voila la démonstration que le consommateur creuse sa tombe. >> >> Vous ne voule pas voire que derrière cette obsolescence au pas >> de charge à laquelle vous contraint votre soif de consommation, se >> cache une stratégie de dépossession. >> >> Car chaque nouveau gagdet sera un peu plus criblé de restrictions qui >> feront de vous son locataire et de l'industrie des loisirs son vrai >> propriétaire. >> > > Je me suis renseigné depuis et c'est vrai, le HD, ça craint. :-( > Des DRM partout. |
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Le Wed, 15 Mar 2006 19:20:46 +0100, dans fr.education.divers, Charlie
<cnestel@free.fr> a écrit : > Mercredi 15 mars, en fin d'après-midi, les dispositions des articles 7 > et 8, qui légitiment les mesures techniques de protection (DRM), ont > également été adoptées. Bravo ! -- DC Débuts dans les groupes -> <news:fr.bienvenue> Pour en savoir plus -> <url:http://www.usenet-fr.net> Rédiger agréablement -> <url:http://www.giromini.org/usenet-fr/repondre.html> |
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Didier Cuidet wrote:
> Le Wed, 15 Mar 2006 19:20:46 +0100, dans fr.education.divers, Charlie > <cnestel@free.fr> a écrit : > > >>Mercredi 15 mars, en fin d'après-midi, les dispositions des articles 7 >>et 8, qui légitiment les mesures techniques de protection (DRM), ont >>également été adoptées. > > > Bravo ! > Facho ! |
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Cuidet wrote:
> Le Wed, 15 Mar 2006 19:20:46 +0100, dans fr.education.divers, Charlie > <cnestel@free.fr> a écrit : > > >>Mercredi 15 mars, en fin d'après-midi, les dispositions des articles 7 et >>8, qui légitiment les mesures techniques de protection (DRM), ont >>également été adoptées. > > > Bravo ! > Facho ! Je dirais même mieux: MOUTON EGOÏSTE § AVEUGLE "Charlie" <cnestel@free.fr> a écrit dans le message de news: 441d1888$0$18986$626a54ce@news.free.fr... > Didier Cuidet wrote: >> Le Wed, 15 Mar 2006 19:20:46 +0100, dans fr.education.divers, Charlie >> <cnestel@free.fr> a écrit : >> >> >>>Mercredi 15 mars, en fin d'après-midi, les dispositions des articles 7 et >>>8, qui légitiment les mesures techniques de protection (DRM), ont >>>également été adoptées. >> >> >> Bravo ! >> > > Facho ! |
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Didier Cuidet <d.cuidet+spam@alussinan.org> wrote:
> > Mercredi 15 mars, en fin d'après-midi, les dispositions des articles 7 > > et 8, qui légitiment les mesures techniques de protection (DRM), ont > > également été adoptées. > > Bravo ! Mais encore ? Tu es un industriel qui produit de tels dispositifs ou bien tu as de réels arguments sur le bien-fondé de cette nouvelle loi ? -- Florence Henry florence point henry arobasse obspm point fr |
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Charlie <cnestel@free.fr> wrote:
[Beaucoup de choses vraies que je coupe par soucis d'alléger, sauf] > Je considère également le CD estamplillé "Compact Disc" est dépassé, Vous achetez souvent des oeuvres musicales de plus d'une heure? Pacequ'au-delà d'une heure, pardonnez-moi mais on s'emmerde. A part à l'opéra ou au cinéma, mais il y a du visuel. Le CD n'est pas dépassé en tant que support de distribution des oeuvres. Il est dépassé en tant que support de compilation, et de diffusion sans manipulation. Ce n'est pas la mission de l'industrie du disque. A en juger par le succès de l'achat au titre, c'est plutôt vers une baisse de la durée vendue que nous allons, c'est-à-dire un retour au 45 tours. En fait, l'industrie du disque s'est condamnée à cette situation en vous pressant de passer au CD. Car la copie illimitée était déjà là en puissance, même s'il était difficile de prédire l'augmentation vertigineuse des capacités informatiques pour en faire une réalité. Elle essaie maintenant de fermer la brèche qu'elle a ouverte. L'action est hyper-violente, c'est vrai, car c'est la possession de l'oeuvre qui est en cause. Elle veut ne vous concéder qu'un droit d'exécution, contrôlable et révocable. Ce qui est infiniment déplorable c'est que, pour y arriver, elle plombe régulièrement l'industrie de l'informatique avec ses exigences et ses taxes. On le voit bien avec l'affaire Sony : votre ordinateur leur appartient. C'est une ingérence inadmissible. Votre set-top (décodeur, magnéto tv) appartient aussi à votre câblo distributeur. Il est à ses ordres et si vous avez lu mes précédentes références, il efface tout contenu vieux de plus d'une heure. Nous allons vers le «perpetual copyright». Payez pour rejouer. C'est d'une grande violence (compte tenu de la culture d'appropriation des oeuvres que nous avons développé), mais c'est aussi extrêmement simple à déjouer. Il suffit de couper de maudit fil à la patte. Quand vous achetez un machin audio-visuel avec prise Ethernet, vous vous enchaînez. On ne peut pas s'enchaîner et en même temps crier au viol. Le CD n'a pas ce fil a la patte. La TV hertzienne n'a pas ce fil à la patte. Le magnétophone/scope (numérique s'entend) n'a pas ce fil à la patte. Mais pensez donc, pouah, c'est ringard, je n'ai pas 120 chaînes et 300 heures de musique. Je me demande quelquefois comment les gens pour absorber tout ce volume sans tomber malade d'indigestion. > Et avec cette loi de merde DADVSI c'est tout un dispositif de création > culturelle que l'industrie du disque essaye d'étouffer. Elle essaie surtout de ramasser un max de pépètes, comme pour la taxe sur les bandes, comme pour la possible taxe sur les liaisons Internet. Elle essaie de ramasser un max de pépètes en les piquant en-dehors de son métier, légitimée en cela que le consommateur a consacré l'identité informatique = tourne-disque/visionneuse. Faut pas oublier que c'est lui, le consommateur, qui a les pépètes et qui décide où il les mets. S'il les a mises dans la gueule du loup, tant pis pour lui. Si demain il arrête d'acheter du DRMIsé, y'a plus de DADVSI. -- Jean-Yves Bernier <http://www.pescadoo.net/> |
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#22 |
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Jean-Yves Bernier wrote:
> Vous achetez souvent des oeuvres musicales de plus d'une heure? > > Pacequ'au-delà d'une heure, pardonnez-moi mais on s'emmerde. > A part à l'opéra ou au cinéma, mais il y a du visuel. Je ne suis sur ce point là pas tout à fait d'accord avec vous, même si je partage la philosophie générale de votre pensée. Au delà d'une heure d'écoute je ne m'emmerde pas forcément. Bien au contraire. C'est l'une des raisons pour laquelle j'avais fait l'acquisition d'un "archos" pour voyager dans le train, le car, etc... Je suppose que je ne dois pas être le seul dans ce cas là. J'ai des amis, par exemple, qui utilisaient leur "archos" pour le brancher sur leur autoradio, chacun d'entre eux avec des procédés différents d'ailleurs, pour les accompagner sur de longs trajets. Et je ne crois pas être le seul à n'écouter pratiquement aucune musique qui se diffuse aussi bien sur les radios, qu'à la télévision. Ce serait davantage cette musique là qui m'ennuie. Lorsque j'ai découvert la techno, il y a une quinzaine d'années, ce qui m'avait le plus surpris, c'était l'organisation sociale et la magie qu'il y avait derrière. Par exemple des amis qui venaient pour certains d'entre eux de l'univers Amiga fabriquaient de la musique électroacoustique dans des caves, des garages, transformés en véritables labos. Et lorsqu'on se retrouvait ensemble dans des raves organisées par d'autres amis, ils étaient les premiers surpris de voir que la même musique qu'ils avaient composée dans un cadre coupé du monde, était transformée par des DJ's qu'ils ne connaissaient même pas, mixée, et sur laquelle dansaient des milliers de gens. A cette époque, comme au début du RAP en Seine Saint-Denis d'ailleurs, hormis les vinyles qui servaient de matière première, on ne trouvait nulle part sur le marché de la musique techno. Ca circulait sur des K7 et j'étais prêt à acheter tout ce que je pouvais trouver sur des compacts disc. La techno n'était pas une musique destinée à des faire des albums et des compacts discs. J'étais sûr que l'on était rentré dans l'ère du sampling et de l'interactivité. Ca fusait de partout. Je me souviens en particulier d'Atau Tanaka, un japonais américain, qui avait détourné un dispositif conçu pour des handicapés, BioMuse, qu'il avait couplé avec un sampleur. Par l'intermédiare de capteurs disposés sur son bras et son buste, il générait des sons émanant de l'intériorité du corps, de ses pulsations musculaires. Le corps, l'intériorité du corps, était devenu un instrument de musique. Je me souviens d'une fois, en hommage à Pascal et Christine, du groupe des Virtualistes qui venaient d'organiser une expo intitulée voyages virtuels, Atau avait organisé une performance dans son loft. Il jouait du Hendrix. Son corps était la guitare. J'étais sûr qu'une nouvelle révolution musicale et psychédélique était en marche. Ensuite, Freddy (qui organisa par la suite les plus grosses raves en région parisienne) avait organisé, toujours en hommage aux Virtualistes, une fête dans une champignonnière. J'ai vu des DJ's technos entrer en interaction avec des mucicos industriels irlandais qui avaient dans leur groupe des binious. A cette époque les gens étaient à la recherche de sons nouveaux, des musiques de transe des Gnaoua du sud Marocain, en passant par des chants amérindiens ou d'aborigènes d'Australie, le tout mixé avec de la musique électroacoustique et des samples de rock and roll. J'avais moi-même organisé une expo qui s'appelait hyperception où une chanteuse lyrique d'Opéra entrait, par vocalises, en interaction avec un clavier qui balançait des nappes techno, et un groupe de musique industrielle. Pendant ce temps là, un couple adepte d'un art martial - le shintaïdo- éxécutait une figure intitulée "danse avec la lumière". Les gens dans la salle pleuraient, tant il y avait de l'amour, tant tous ces artistes issus d'univers différents avaient réussi, l'espace d'un instant, à fusionner, à s'écouter et à interagir. Je pense avoir vécu les mêmes émotions la première fois que j'ai écouté du rock and roll, tant cette musique entrait en rupture avec tout ce qu'on avait entendu jusque là. Et lorsque j'ai découvert le P2P, c'est les émotions de mon enfance que j'ai cherché à retrouver, pas de la musique en boîte, packagée, des trucs qu'on ne trouve plus nulle part dans le commerce : Vince Taylor, les chaussetes noires en interaction avec Maurice Chevalier, John Lennon accompagné par les stones, les stones en train de répéter et jouer des fausses notes, Dominique Grange en train de chanter l'hymne de la Gauche prolétarienne "Nous sommes les nouveaux partisans", etc... C'est ça que les gens venaient principalement chercher sur le P2P, pas des albums, pas du packaging. Et si ces néo-féodaux de la musique propriétaire avaient été intelligents, ils se seraient faits des couilles en or, en proposant à l'image de l'économie du logiciel libre : des services ; des compiles dédiées à des moments précis, des mômes qui veulent organiser une teuf, de la musique à thème, etc... et etc... Au lieu de ça on a une régression sans précédent, du mauvais ready made, du recyclage marchand. Qu'on ne vienne pas nous parler des auteurs ! La musique que j'aime, qui vient de là qui vient du blues, les auteurs n'ont pas touché un rond. Hendrix n'a rien touché, les Stones première période non plus et se sont faits entubés. La musique ça fonctionne sur de l'échange avec autrui, sur un mode initiatique où quelqu'un qu'on aime, un flirt, un amour fou, des amis, vous font partager leur goût. Sans cet échange il n'y a plus de magie. C'est du packaging, de l'art mort. > Le CD n'est pas dépassé en tant que support de distribution des oeuvres. Le CD pour moi c'est du stockage qui prend de la place. Les centaines de CD que j'ai dû m'acheter je ne les écoute plus, ou excessivement rarement. Je suis tellement feignace que je me téléchargeaix ce que j'avais déjà en CD, pour ne pas avoir à faire le sale boulot de convertir en MP3 et/ou en Ogg Vorbis et pouvoir créer mes propres compiles. Et la place, les objets encombrants c'est l'un des problèmes de notre société. Quand l'Encyclopédia Universalis est sort en cédérom, j'ai été ravi de me débarasser des volumes papier qui m'encombraient en termes de mètres linéaires. Pour moi le cédé c'est mort, sauf les albums du passé, parce qu'ils étaient en adéquation avec leur temps et conçus artistiquement pour créer des albums. Mais quel intérêt de créer aujourd'hui des albums ? Cette unité de temps n'a plus lieu d'être, on peut créer sur d'autres durées. > > Il est dépassé en tant que support de compilation, et de diffusion sans > manipulation. Ce n'est pas la mission de l'industrie du disque. Oui, mais cette industrie là est morte, tout comme sont mortes les grosses industries tayloriennes. Seuls l'art et l'artisanat perdureront et perdureront encore. > > A en juger par le succès de l'achat au titre, c'est plutôt vers une > baisse de la durée vendue que nous allons, c'est-à-dire un retour > au 45 tours. Oui, bien sûr en termes de segments de marché. Tout comme la musique de sonneries pour téléphones portables. Mais les supports de ce type de musique ça reste les médias classiques de type radio ou télévision. C'est de la musique que l'on diffuse, ce n'est pas de la musique interactive qui produit des phénomènes culturels comme le fut en son temps le RAP où tous les mômes de banlieue se prenaient pour des poètes et signaient leurs devoirs, en plus de leur nom, prénom, classe, par des pseudos accompagnés d'une dédicace : "Prince M-Widi, le poète des années quatre-vingt-dix". > En fait, l'industrie du disque s'est condamnée à cette situation en > vous pressant de passer au CD. Car la copie illimitée était déjà là > en puissance, même s'il était difficile de prédire l'augmentation > vertigineuse des capacités informatiques pour en faire une réalité. Permets-moi d'apprécier. Superbe phrase. Je rajouterai (en écrivant malheureusement pas aussi bien que toi) ceci : Un DVD ça peut durer deux ans. Donc les investisseurs peuvent se permettre de garder du stock, en ce que le cycle de vie du produit DVD est plus long que le cycle de vie d'un cédé qui n'est parfois que de quelques semaines. L'industrie du disque en voulant continuellement renouveler les effets de tendance a elle-même scier la branche sur laquelle elle était assise. C'est ça aussi leur problème. En raccourcissant l'espace/temps on se heurte au temps réel du numérique. > Elle essaie maintenant de fermer la brèche qu'elle a ouverte. Et comment ? En voulant imposer, contrôler, par des diktats culturels. > > L'action est hyper-violente, c'est vrai, car c'est la possession de > l'oeuvre qui est en cause. Elle veut ne vous concéder qu'un droit > d'exécution, contrôlable et révocable. Oui. On se rapproche d'une logique à la Microsoft, où le produit réel c'est la licence en récréant artificiellement de la rareté. > > Ce qui est infiniment déplorable c'est que, pour y arriver, elle plombe > régulièrement l'industrie de l'informatique avec ses exigences et ses > taxes. On le voit bien avec l'affaire Sony : votre ordinateur leur > appartient. C'est une ingérence inadmissible. Et oui... Cette attaque frontale, brutale, contre le logiocie libre m'est insupportable. A la limite la licence globale, j'en avais rien à foutre. De même que j'en ai rien à foutre que se créent des réseaux de diffusion de musiques propriétaires. C'est un monde qui ne m'intéresse pas. C'est pareil que copier des logiciels propriétaires, ça maintient la domination. Et les connards qui veulent de la merde packagée n'ont qu'à payer. D'ailleurs libre ne veut pas dire gratuit. Et je fais partie des gens qui sont prêts (et je l'ai déjà fait) à filer leur pognon pour la musique libre. Mais ces lobbies veulent tout dominer. Je suis en guerre totale contre eux, non pas parce que leurs produits culturels dont je me bats les couilles m'intéresse, mais parce qu'ils sont prêts à tout détruire et en particulier les logiciels libres, pour asseoir leur monopole total sur la culture. > Votre set-top (décodeur, magnéto tv) appartient aussi à votre câblo > distributeur. Il est à ses ordres et si vous avez lu mes précédentes > références, il efface tout contenu vieux de plus d'une heure. Nous > allons vers le «perpetual copyright». Payez pour rejouer. Et oui. Et pendant ce temps là, les mômes qui produisent de la musique ne peuvent se produire nulle part, parce qu'il y a de moins en moins de lieux où l'on peut participer à des fêtes, se rencontrer, et écouter de la musique vivante. A l'image des Monsanto pour les graines, des brevets logiciels, de l'économie de rente, c'est une lutte à mort qui se mène sans merci entre le travail socialement mort et l'art vivant, le travail socialement vivant. Ce perpétuel copyright, c'est un retour à une logique féodale que l'on croyait détruite par la révolution bourgeoise. > C'est d'une grande violence (compte tenu de la culture d'appropriation > des oeuvres que nous avons développé), mais c'est aussi extrêmement > simple à déjouer. Il suffit de couper de maudit fil à la patte. Quand > vous achetez un machin audio-visuel avec prise Ethernet, vous vous > enchaînez. Même si tu as entièrement raison, nous devrons trouver des solutions alternatives avec prises Ethernet. > > On ne peut pas s'enchaîner et en même temps crier au viol. Il ne s'agit pas de s'enchaîner. Au contraire ! > > Le CD n'a pas ce fil a la patte. La TV hertzienne n'a pas ce fil à la > patte. Le magnétophone/scope (numérique s'entend) n'a pas ce fil à la > patte. Mais pensez donc, pouah, c'est ringard, je n'ai pas 120 chaînes > et 300 heures de musique. Je me demande quelquefois comment les gens > pour absorber tout ce volume sans tomber malade d'indigestion. Sur le fond, je suis entièrement d'accord avec toi. Surtout à la lumière de la fameuse phrase de Guy Debord : "Nous ne voulons pas travailler au spectacle de la fin du monde mais à la fin du monde du spectacle". Mais sur le CD je ne peux pas être d'accord avec toi. Ca prend de la place, ça bouffe de l'espace. Et je refuse de renoncer à ma liberté. Cela étant dit, bien sûr que j'en ai strictement rien à foutre d'avoir 120 chaînes. >>Et avec cette loi de merde DADVSI c'est tout un dispositif de création >>culturelle que l'industrie du disque essaye d'étouffer. > > > Elle essaie surtout de ramasser un max de pépètes, comme pour la taxe > sur les bandes, comme pour la possible taxe sur les liaisons Internet. C'est pour ça que je ne pouvais pas soutenir la licence globale. Elle participait du même mouvement. Mais je ne pouvais pas non plus (hormis sur la liste de mon assoce APRIL) l'attaquer publiquement. > > Elle essaie de ramasser un max de pépètes en les piquant en-dehors de > son métier, légitimée en cela que le consommateur a consacré l'identité > informatique = tourne-disque/visionneuse. Mais c'est aussi une machine multi et hypermedia. Regarde la distribution Fedora aux Etats-Unis. Comment veux-tu demander au grand public d'opter pour un OS libre s'il ne peut pas avec écouter de la musique ou visionner des films ? L'intérêt des distributions comme Aurox (que j'ai découvert chez mes anciens élèves de Seine Saint-Denis) c'est que ça permet d'avoir clé en main une machine multimedia sous Linux (Aurox étant une distribution GNU/Linux Polonaise avec les plugins idoines basée sur une Fedora, puiqu'en Pologne les informaticiens peuvent distribuer légalement du Linux, contrairement aux Etats-Unis, avec les logiciels qui permettent d'écouter de la zik et de voir des films et surtout les monter. Entre parenthèses, pourquoi certains mômes de banlieue se sont-ils tournés vers des distribs Linux comme Aurox ou Dynebolic ? Tout simplement à la suite de l'achat d'un camescope MiniDV ! En effet, pour monter des films de leur progéniture, il leur fallait passer par Linux pour encoder directement via le port fire wire leur miniDV vers un disque dur en disposant ensuite de logiciels de montage vidéo dans un format acceptable. Donc, pour une partie des gens qui ne sont informaticiens, disposer d'une machine libre multimedia c'est important. > > Faut pas oublier que c'est lui, le consommateur, qui a les pépètes et > qui décide où il les mets. S'il les a mises dans la gueule du loup, tant > pis pour lui. Si demain il arrête d'acheter du DRMIsé, y'a plus de > DADVSI. 1000 fois d'accord !!! En tant que prof de collège mon souci c'est que tous les vidéogrammes libres de droit pour l'éducation (ceux du réseau Canal U ou ceux de l'Onisep sur les métiers) sont diffusés en streaming Real Player ou Windows Media Player. Certes grâce au député Carayon qui a su faire accepter par les membres son Parti (l'UMP) un remaniement de l'Article 7, Videolan restera légal et le principe de l'interopérabilité est sauvé, mais je suis partisan de lancer une campagne pour exiger des pouvoirs publics qui financent des vidéogrammes, notamment pour l'éducation, le fassent dans un format ouvert. L'intérêt de l'ethernet, par exemple, dans un établissement scolaire, c'est de pouvoir individualiser sur des ordinateurs et non pas collectivement sur un téléviseur, la vision de films, par exemple, sur des métiers. Amicalement Charlie |
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