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| fr.misc.droit.internet Problèmes juridiques en rapport avec l'Internet. |
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#1 |
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Voici l'arrêt tant attendu quoique prévisible :
Arrêt de la Cour de cassation, 1ère chambre, 28 février 2006 : http://www.foruminternet.org/documen....phtml?id=1023 "Qu'en statuant ainsi, alors que l'atteinte à l'exploitation normale de l' oeuvre, propre à faire écarter l'exception de copie privée s'apprécie au regard des risques inhérents au nouvel environnement numérique quant à la sauvegarde des droits d'auteur et de l'importance économique que l' exploitation de l'oeuvre, sous forme de DVD, représente pour l'amortissement des coûts de production cinématographique, la cour d'appel a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs des pourvois : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 22 avril 2005, entre les parties, par la cour d'appel de Paris" La copie privée de DVD porte atteinte à l'exploitation normale d'une oeuvre cinématographique. L'extension de cette jurisprudence est une évidence en ce qui concerne la production musicale... L'exception prévue par le Code de la propriété intellectuelle ne peut donc pas être invoquée par les copistes. Les mesures techniques de protection visant à empêcher les copies privées sont licites. Si effectuer une copie d'un DVD ne relève pas de l'exception légale, il est bien évident que la copie de fichiers non originaux mis à disposition sur Internet, circonstance "aggravante" au regard de l'amortissement des coûts de production, l'est également. La jurisprudence reconnaissant l'exception pour copie privée pour les téléchargeurs d'oeuvres cinématographiques (divx...) et musicales (mp3...) est cassée. Conclusion par extension : télécharger des oeuvres sur internet, sans autorisation des ayants droits et acquittement des droits d'auteur, est une contrefaçon. -- Bruno CINELLI |
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#2 |
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Bruno Cinelli wrote:
> La copie privée de DVD porte atteinte à l'exploitation normale d'une oeuvre > cinématographique. L'extension de cette jurisprudence est une évidence en ce > qui concerne la production musicale... Pas si éviente que ça. Les coûts ne sont pas comparables, entre cinéma et musique, et les études récentes montrent que le piratage de musique n'a aucun impact sur l'exploitation de l'oeuvre elle-même (voir notamment l'étude publiée par UFC Que Choisir). [ De plus je me demande ce qu'ils ont voulu dire par "risques inhérents au nouvel environnement numérique" ? Aucune étude sérieuse n'a démontré de risque réel, même en ce qui concerne le cinéma. ] |
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#3 |
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Hébergeur: |
Bruno Cinelli wrote:
> Voici l'arrêt tant attendu quoique prévisible : > > Arrêt de la Cour de cassation, 1ère chambre, 28 février 2006 : > http://www.foruminternet.org/documen....phtml?id=1023 > > (...) Fort intéressant en effet. Si je comprends bien la Cour de Cassation juge l'article du CPI relatif au droit de copie privée incompatible avec des stipulations de traité (convention de Berne) et une directive européenne, et en conséquence lui dénie effet. Pourquoi pas... Si je comprends bien la portée de cette décision, elle peut autoriser aussi les interdictions de type purement contractuel au droit de copie privée, à régler au cas par cas si elles "porte[nt] atteinte à l'exploitation normale d'une oeuvre". Je me posais depuis longtemps la question de la légalité des mesures par lesquelles les organisateurs de concerts interdisaient l'enregistrement de celui-ci au public par mention dans le contrat de spectacle, ça semble réglé du même coup. > Conclusion par extension : télécharger des oeuvres sur internet, sans > autorisation des ayants droits et acquittement des droits d'auteur, est > une contrefaçon. Conclusion qui me semble un peu hâtive. Ce que dit la Cour de Cassation, c'est que des dispositions contractuelles interdisant la copie privée peuvent être légales, quoi que puisent dire les dispositions apparemment claires des articles L. 122-5 et L. 211-3 du Code de la propriété intellectuelle ; mais il n'est pas du tout clair selon moi que cette jurisprudence ait à s'appliquer au téléchargement d'oeuvres qui n'auraient pas été protégées par leur auteur par une telle clause contractuelle explicite. C'est à voir au cas par cas, me semble-t-il, et c'est peut-être un peu rapide de dire que c'est tranché et emballé. C'est sans doute de la contrefaçon de télécharger (sciemment) une oeuvre qui a été mise sur internet par "craquage" d'un DVD, c'est sans doute de la contrefaçon de télécharger un enregistrement pirate d'un concert par un spectateur ; mais pour une reproduction d'un bon CD des années 90, ça me semble encore bien en suspens. |
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#4 |
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Le Fri, 03 Mar 2006 21:17:45 +0100, Xavier Roche a écrit :
> Pas si éviente que ça. Les coûts ne sont pas comparables, entre cinéma > et musique, et les études récentes montrent que le piratage de musique > n'a aucun impact sur l'exploitation de l'oeuvre elle-même Et d'autres études encore plus récentes, montre que c'est ni tout blanc ni tout noir, ce qui est logique après tout. Les hits sont impactés négativement, les gens peu connus sont impactés positivement. -- Patrick Mevzek . . . . . . Dot and Co (Paris, France) <http://www.dotandco.net/> <http://www.dotandco.com/> Dépêches sur le nommage <news://news.dotandco.net/dotandco.info.news> |
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Bruno Cinelli a écrit :
> > Conclusion par extension : télécharger des oeuvres sur internet, sans > autorisation des ayants droits et acquittement des droits d'auteur, est une > contrefaçon. > Pas si simple: il a été établi que plus de 90% des films circulant sur le net sortent directement des studios de production, donc des masters originaux et non d'un quelconque DVD qui est déjà une copie dégradée. En fait, il s'agirait d'employés mécontents de leur traitement qui se vengent de leur employeur de cette façon. Ce qui explique qu'on peut trouver des vidéos de qualité DVD avant même la sortie du DVD dans le commerce (cf. récemment l'affaire en cours du film "Les Bronzés 3"). On peut penser qu'une procédure identique fonctionne pour les albums de musique et les logiciels et jeux vidéos (cas des générateurs de n° de série, par exemple). -- Virez Ahmadinejad pour me répondre. Remove Ahmadinejad to reply. |
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R.V. Gronoff a écrit :
> Bruno Cinelli a écrit : > >> >> Conclusion par extension : télécharger des oeuvres sur internet, sans >> autorisation des ayants droits et acquittement des droits d'auteur, >> est une >> contrefaçon. >> > > Pas si simple: il a été établi que plus de 90% des films circulant sur > le net sortent directement des studios de production, donc des masters > originaux et non d'un quelconque DVD qui est déjà une copie dégradée. > En fait, il s'agirait d'employés mécontents de leur traitement qui se > vengent de leur employeur de cette façon. > > Ce qui explique qu'on peut trouver des vidéos de qualité DVD avant même > la sortie du DVD dans le commerce (cf. récemment l'affaire en cours du > film "Les Bronzés 3"). > > On peut penser qu'une procédure identique fonctionne pour les albums de > musique et les logiciels et jeux vidéos (cas des générateurs de n° de > série, par exemple). > http://www.zdnet.fr/actualites/inter...9124124,00.htm http://www.zdnet.fr/actualites/inter...9316241,00.htm -- Virez Ahmadinejad pour me répondre. Remove Ahmadinejad to reply. |
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"R.V. Gronoff" <regis.gronoff@ahmadinejadifrance.com> a écrit...
>> Conclusion par extension : télécharger des oeuvres sur internet, sans >> autorisation des ayants droits et acquittement des droits d'auteur, est >> une >> contrefaçon. >> > > Pas si simple: il a été établi que plus de 90% des films circulant sur le > net sortent directement des studios de production Je ne crois pas que cet argument ait eu une quelconque incidence sur l'arrêt de la Cour de cassation, d'autant plus qu'en l'espèce, la copie avait été effectuée à partir d'un original régulièrement acquis par le copiste : "Considérant que (...) M.P. qui, en l'espèce, a acquis de manière régulière dans le commerce un DVD et qui n'a pu procéder à une copie sur une vidéocassette destinée à un usage privé...". -- Bruno CINELLI |
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Bruno Cinelli a écrit :
> "R.V. Gronoff" <regis.gronoff@ahmadinejadifrance.com> a écrit... > >>> Conclusion par extension : télécharger des oeuvres sur internet, sans >>> autorisation des ayants droits et acquittement des droits d'auteur, est >>> une >>> contrefaçon. >>> >> Pas si simple: il a été établi que plus de 90% des films circulant sur le >> net sortent directement des studios de production > > Je ne crois pas que cet argument ait eu une quelconque incidence sur l'arrêt > de la Cour de cassation, d'autant plus qu'en l'espèce, la copie avait été > effectuée à partir d'un original régulièrement acquis par le copiste : > "Considérant que (...) M.P. qui, en l'espèce, a acquis de manière régulière > dans le commerce un DVD et qui n'a pu procéder à une copie sur une > vidéocassette destinée à un usage privé...". > > -- > Bruno CINELLI > > Autrement dit, la CC laisse à l'accusé la seule possibilité de télécharger un divx "gris" de ce film pour en acquérir une copie privée rendue impossible par les mtp... Portenawakland, nous voilà! -- Virez Ahmadinejad pour me répondre. Remove Ahmadinejad to reply. http://bluedusk.blogspot.com/ |
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