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En news:44479cfe$0$23133$626a54ce@news.free.fr, sansflotusspam va escriure:
> les "gens riches" comme tu dis (au fait, la richesse, pour toi, ça > commence où ?), ne sont pas forcément plus malins ni mieux informés S'ils ne sont pas malins ils ne seront pas informés, c'est sûr. Par contre, s'ils sont malins, ils s'informeront. Et s'ils sont riches (surtout à la manière de Michel, c'est-à-dire sur le mode « bien plus que moi »), ils en auront les moyens. C'est vrai que pour les investissements, c'est moins facile que les impôts où il « suffit » d'embaucher un bon conseiller fiscal (un ex-agent des impôts reconverti). De plus, il y a toujours cette parcelle de risque, de chance (que les « gens riches » vont éluder en investissant dans plusieurs biens, en diversifiant leurs placements). > que "les pauvres" qui ne sont pas forcément ignorants et imbéciles. Qui plus est, les pauvres aussi peuvent être chanceux. Auquel cas ils seront moins pauvres, voire plus pauvres du tout. Et si on arrêtait de martyriser les portes ouvertes ? > je peux de citer quantité de "gens riches" qui se sont laissés bercés > par des achats "sans risque" dans des endroits huppés, recherchés, > etc, en achetant à des appartements "haut standing" à 20 000 F le M2 > (en 1998, 1999, 2000) qu'ils ont péniblement revendus 10 000 F le M2 > quand il a fallu ... Heu, là tu n'es plus vraiment dans le placement à long terme, si ? À part cela, une décote de 50 % depuis 1998 (je ne sais pas quand ils ont vendu), je ne suis pas de près le marché immobilier français (et je ne sais pas non plus le lieu), mais cela ne me paraît pas refléter la tendance générale... du tout, pour tout dire. Plutôt que « bercés », n'auraient-ils pas plutôt été « bernés » ? >> Antoine Leca <root@localhost.invalid> wrote: >>> >>> Les actions ont fait de nettes progrès ces >>> dernières années, mais auparavant elles ont essuyé de longues années >>> calamiteuses (les Trente Glorieuses particulièrement). > > pas pour tout le monde, heureusement ! > peu importe la période, il est toujours possible de faire progresser > ses investissements en bourse à condition de respecter les lois > élémentaires de ce marché. Oui. Mon grand père m'a appris cela, et la crise de 1929 est très loin maintenant. Mais j'ai aussi constaté que lui avait pas mal de mal avant 1984, mais que ceux qui sont venus ensuite eurent beaucoup plus de facilité. Est-ce dû *seulement* aux outils informatiques et autres (comme la désintermédiation) ? > Michel Talon wrote: > >> C'est ce qui s'appelle le déplacement de la plus value depuis les >> masses laborieuses vers le capital, n'est-ce pas? >> > Antoine, Rendons à César... J'ai remis les auteurs juste devant les citations. Tu maintiens l'attribution ? > tu viens de donner une excellente définition du .... socialisme ! > > mais oui : > remplaces dans l'équation les termes équivalents, "masses > laborieuses" par "épargnants" et "capital" par "état" ... ??? 8~¿ Antoine |
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Antoine Leca wrote:
> C'est vrai que pour les investissements, c'est moins facile que les impôts > où il « suffit » d'embaucher un bon conseiller fiscal (un ex-agent des > impôts reconverti). De plus, il y a toujours cette parcelle de risque, de > chance (que les « gens riches » vont éluder en investissant dans plusieurs > biens, en diversifiant leurs placements). nous sommes bien d'accord, diversifier ses placements c'est du bon sens élémentaire. il y a de bonnes règles pour ça (good practices, comme diraient d'aucuns "cuistres" ..... ), qui sont exposées et expliquées dans quantité de bouquins. et il est plus facile de diversifier une grosse galette qu'un petit pain. d'autre part, les "bons" conseils en gestion de patrimoine ont toujours existé ; mais il est vrai aussi que trouver le "bon" s'est toujours fait plus par le bouche à oreille que par les "institutionnels" >> que "les pauvres" qui ne sont pas forcément ignorants et imbéciles. > Qui plus est, les pauvres aussi peuvent être chanceux. Auquel cas ils > seront moins pauvres, voire plus pauvres du tout. > > Et si on arrêtait de martyriser les portes ouvertes ? mais nous ne faisons tous que cela, sauf que toutes les portes n'accèdent pas aux mêmes pièces >> je peux de citer quantité de "gens riches" qui se sont laissés bercés >> par des achats "sans risque" dans des endroits huppés, recherchés, >> etc, en achetant à des appartements "haut standing" à 20 000 F le M2 >> (en 1998, 1999, 2000) qu'ils ont péniblement revendus 10 000 F le M2 >> quand il a fallu ... > > Heu, là tu n'es plus vraiment dans le placement à long terme, si ? c'est bien la difficulté du genre ; en principe, l'achat d'un bien immeuble c'est par nature du long terme. mais il y a les circonstances de la vie, mutation professionnelle, bouleversement de la cellule familiale, opportunité imprévue, etc, et là on se retrouve dans le très court terme > À part cela, une décote de 50 % depuis 1998 (je ne sais pas quand ils ont > vendu), je ne suis pas de près le marché immobilier français (et je ne > sais pas non plus le lieu), mais cela ne me paraît pas refléter la > tendance générale... du tout, pour tout dire. évidemment, le phénomène que je cite (pour l'approcher professionnellement de très près) était au rebours de la tendance générale. il a résulté de la combinaison d'éléments très locaux : - la puissance publique : soit la Ville de Montpellier et son bras armé la Société d'Équipement de la Région de Montpellier, société d'économie mixte dont le président n'est autre que le Maire de Mntp, devenu Président de l'Agglomération et Président du Conseil Régional (Septiman I° pour les intimes), qui verrouille par prescriptions d'urbanisme et préemption systématique l'offre de terrains, - toujours la puissance publique qui attire par tous les moyens de nouveaux habitants à pouvoir d'achat élevé, issus principalement de la région parisienne, - après avoir bien verrouillé, la SERM fait exploser le prix du foncier, ce qui lui est d'autant plus facile qu'elle est quasiment le seul vendeur, du moins le seul qui peut garantir la délivrance de permis de construire, - les rares terrains libérés, uniquement dans des endroits "bien choisis", ne sont vendus (aux "nouveaux prix") qu'à un très petit nombre de promoteurs , avec des cahiers des charges particulièrement "affûtés" (dans la grande distribution, on appelle ça "marges arrières") - ces belles résidences (collectif et habitat intermédaire "haut de gamme") sont proposées PAR LES BANQUES, avec encouragements appuyés de la puissance publique, principalement aux nouveaux arrivants, dont la plus part viennent de vendre (ou sont en cours de vente) des biens comparables mais aux prix parisiens des "beaux quartiers" (comme dirait Michel), - et bien sûr, puisque "Mntp la glorieuse" affirme que c'est l'avenir garanti, que les banques financent à fond, de nombreux propriétaires locaux vendent (avec de jolies plus-values, quand même) des biens plus anciens devenus "moins bien situés" et réinvestissent dans ces magnifiques opportunités, mais, en gros, au double des prix "normaux" d'il y avait deux ans - le vieux bon sens paysan voit bien que c'est une machine infernale, sauf à conserver ces biens au moins vingt ans, > Plutôt que « bercés », n'auraient-ils pas plutôt été « bernés » ? "bernés", bien sûr, mais de leur plein gré ! de nombreux professionnels et observateurs ont fortement déconseillé (à l'époque) d'acheter à plus 15 000 F le M2, et surtout pas à 22 000 et même 26 000 F.M2. "les arbres ne montent pas au ciel" avons nous dit, mais quand les banques, les politiques, la "volaille qui fait l'opinion" ressassent le même discours, les esprits clairs et de bon sens sont pris pour des Diogène dans leurs tonneaux ... rappelons que "ce n'était pas cher" au regard des prix parisiens > > >>> Antoine Leca <root@localhost.invalid> wrote: >>>> >>>> Les actions ont fait de nettes progrès ces >>>> dernières années, mais auparavant elles ont essuyé de longues années >>>> calamiteuses (les Trente Glorieuses particulièrement). >> >> pas pour tout le monde, heureusement ! >> peu importe la période, il est toujours possible de faire progresser >> ses investissements en bourse à condition de respecter les lois >> élémentaires de ce marché. > > Oui. Mon grand père m'a appris cela, et la crise de 1929 est très loin > maintenant. > Mais j'ai aussi constaté que lui avait pas mal de mal avant 1984, mais que > ceux qui sont venus ensuite eurent beaucoup plus de facilité. on peut compléter ta juste observation par une autre, visant les banques : jusqu'à très récemment (1995-2000, en gros), 95% des portefeuilles étaient gérés par les banques de dépôt au moyen de "contrats de gestion de titres", selon le principe "nous sommes des professionnels, nous sommes au courant, confiez nous votre portefeuille, nous vous versons des intérêts garantis et nous occupons de tout". c'est exactement la définition donnée par Woody Allen : "un conseil financier est quelqu'un qui vous aide à gérer vos économies jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus". grâce aux clauses subtiles des "contrats de gestion de portefeuille" et à la belle solidarité confraternelle, les banques, non seulement ont géré les portefeuilles "abandonnés" entre leurs mains en fonction de leurs intérêts à elles, mais ont joyeusement empoché les plus-values et fait raquer les moins-values à leurs fidèles clients. je suis persuadé (opinion personnelle) que l'investissement dans les entreprises cotées est devenu beaucoup plus clair et plus sain depuis que les petits épargnants sont beaucoup plus nombreux (environ 2 000 000 en 1980, 8 000 000 en 2004), qu'ils gèrent eux-mêmes leur portefeuille, que du coup les entreprises cotées ont accordé beaucoup plus d'importance à leurs petits actionnaires (cf Air Liquide, par exemple, qui est exemplaire dans l'attention, l'écoute, l'information, la participation effective aux décisions, de ses petits actionnaires et de son personnel). > Est-ce dû *seulement* aux outils informatiques et autres (comme la > désintermédiation) ? non, je ne pense pas ; évidemment, un portefeuille est plus facile à "administrer" avec une bécane et des connexions électroniques, mais : - l'information n'a pas vraiment changé, tous les cours et les documents sociaux ont toujours été publiés dans la presse, -la "gestion" (les achats, les ventes, les arbitrages) est l'oeuvre du cerveau, pas de la machine > >> Michel Talon wrote: >> >>> C'est ce qui s'appelle le déplacement de la plus value depuis les >>> masses laborieuses vers le capital, n'est-ce pas? >>> >> Antoine, > > Rendons à César... J'ai remis les auteurs juste devant les citations. Tu > maintiens l'attribution ? > > >> tu viens de donner une excellente définition du .... socialisme ! >> >> mais oui : >> remplaces dans l'équation les termes équivalents, "masses >> laborieuses" par "épargnants" et "capital" par "état" ... > > ??? 8~¿ c'était juste pour le fun > Antoine |
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sansflotusspam <sansalain.flotspam@free.fr> wrote:
> > - la puissance publique : > soit la Ville de Montpellier et son bras armé la Société d'Équipement de la > Région de Montpellier, société d'économie mixte dont le président n'est > autre que le Maire de Mntp, devenu Président de l'Agglomération et > Président du Conseil Régional (Septiman I° pour les intimes), > qui verrouille par prescriptions d'urbanisme et préemption systématique > l'offre de terrains, > Là encore Georges Frêche a été régulièrement réélu depuis trés longtemps, donc ce qu'il fait rencontre l'assentiment de la population. Montpellier était la ville la plus endormie du monde, alors qu'elle fait preuve maintenant d'un fort dynamisme. Pour obtenir ce résultat il a utilisé des méthodes discutables peut être, en tout cas des moyens de contrainte pour obliger les gens à bouger et ça a marché. C'est pas que je le trouve sympathique, loin de là, mais bon, c'est un professeur d'économie et il a réussi. -- Michel TALON |
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#4 (permalink) |
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En news:44489d04$0$5224$626a54ce@news.free.fr, sansflotusspam va escriure:
> Antoine Leca wrote: >>> je peux de citer quantité de "gens riches" qui se sont laissés >>> bercés par des achats "sans risque" dans des endroits huppés, >>> recherchés, >>> etc, en achetant à des appartements "haut standing" à 20 000 F le M2 >>> (en 1998, 1999, 2000) qu'ils ont péniblement revendus 10 000 F le M2 >>> quand il a fallu ... >> >> Heu, là tu n'es plus vraiment dans le placement à long terme, si ? > > c'est bien la difficulté du genre ; en principe, l'achat d'un bien > immeuble c'est par nature du long terme. mais il y a les > circonstances de la vie, mutation professionnelle, bouleversement de > la cellule familiale, opportunité imprévue, etc, et là on se retrouve > dans le très court terme Pas d'accord. Si tu places pour le long terme, tu ne peux PAS prendre en considération une sortie imprévue à court terme dans le rendement de ton placement. Par exemple, si tu regardes les placements financiers purs, pour empêcher les spéculateurs de profiter des avantages proposées pour les dispositifs de retraite pasr capitalisation, il y a des règles de remboursement des réductions d'impôts de tout poil si le placement n'est pas conservé x années (je ne rentre pas dans les détails). Maintenant, si en comparant des placements à long terme, quelqu'un vient me dire que le financier ce n'est pas valable parce que c'est taxé à 47 % (cas d'une sortie à moins de deux ans), je vais penser que l'on se moque de moi. <15.000 voire 22.000 ou 26.000 F/m²> > rappelons que "ce n'était pas cher" au regard des prix parisiens ? Tu parles de Paris VIIe (et alentours), ou alors je suis tombé du lit ? En première ceinture ouest (là où il y a des programmes), il y avait à l'époque une barrière psychologique _forte_ à 20.000 F/m². Seul Neuilly ou le centre de Paris passait facilement au-dessus. Alors tes prix montpelliérains sont effectivement « pas chers » en regard des prix de Neuilly ou du centre de Paris (mais là du coup j'ai du mal à croire au transfert), ou sinon ils sont... du même ordre de grandeur. > je suis persuadé (opinion personnelle) que l'investissement dans les > entreprises cotées est devenu beaucoup plus clair et plus sain depuis > que les petits épargnants sont beaucoup plus nombreux (environ 2 000 > 000 en 1980, 8 000 000 en 2004), Euh... ce phénomène est exactement la conséquence de la « désintermédiation » (le fait de ne plus être obligé de passer par la corporation des agents de change, en simplifiant). Antoine |
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Michel Talon wrote:
> sansflotusspam <sansalain.flotspam@free.fr> wrote: >> >> - la puissance publique : >> soit la Ville de Montpellier et son bras armé la Société d'Équipement de >> la Région de Montpellier, société d'économie mixte dont le président >> n'est autre que le Maire de Mntp, devenu Président de l'Agglomération et >> Président du Conseil Régional (Septiman I° pour les intimes), >> qui verrouille par prescriptions d'urbanisme et préemption systématique >> l'offre de terrains, >> > > Là encore Georges Frêche a été régulièrement réélu depuis trés longtemps, > donc ce qu'il fait rencontre l'assentiment de la population. Montpellier > était la ville la plus endormie du monde, alors qu'elle fait preuve > maintenant d'un fort dynamisme. Pour obtenir ce résultat il a utilisé des > méthodes discutables peut être, en tout cas des moyens de contrainte pour > obliger les gens à bouger et ça a marché. C'est pas que je le trouve > sympathique, loin de là, mais bon, c'est un professeur d'économie et il a > réussi. > > Cher Michel, étant très directement impliqué, à commencer par les impôts locaux que je raque tous les ans, j'ai quelques bonnes raisons de ne pas partager ton impression. Septiman n'a vraiment réussi (positivement) que dans deux domaines : la communication, ton impression sincère en est une belle preuve, et dans un autre domaine que je garde pour la fin. Déjà, GF est professeur (très brillant) d'histoire du droit, pas d'économie, il suffit de l'écouter pour en être convaincu. Ensuite, Mntp n'était pas la ville la plus endormie du monde avant son avènement, au contraire ; GF s'est très largement paré des plumes du paon. L'essentiel de "son oeuvre" était déjà programmé et bien commencé par François Delmas, son remarquable prédécesseur jusqu'en 1978, au passage : la ZAC St-Michel-Palladium, le Polygone, la rénovation du centre ancien, la piétonisation, la ville nouvelle à la Paillade, les zones industrielles et commerciales de Lattes, Pérols, Fréjorgues, St-Jean de Védas, Castelnau, Vendargues, les voies rapides de la Chamberte, des Moulins, des Prés d'Arènes, et même la Mairie nouvelle dont il est si fier, bref, l'essentiel de ce que Septiman s'attribue. Frâche et Delmas, c'est Miterrand inaugurant et s'attribuant le TGV et la retraite à 60 ans de Giscard ! Même son grand oeuvre, Antigone, n'est pas de lui : le Taller d'Architectura de Ricardo Boffill était consulté AVANT l'élection de Frêche pour étudier et proposer des projets. OK, c'est Frêche qui a choisi le projet définitif et qui l'a fait réaliser, mais ce n'est pas lui qui en a eu l'idée ni l'initiative. D'ailleurs, à propos de Frêche le Grand Bâtisseur, on parle toujours de ses pyramides, mais rarement de ce qu'il a fait détruire ou fait dépérir par chantage fiscal et urbanisme ! et là le bilan est lourd ! Quand aux élections de Frêche, il faut connaître ses méthodes : 1) on fait payer le maximum à ceux qui ne votent pas pour lui, et qui finissent par s'en aller 2) on dispense d'impôt et on couvre de gratifications directes et indirectes ceux qui votent pour lui (La Paillade et le Petit Bard, ça rapporte combien en impôt foncier et taxes d'habitation ? presque rien, c'est l'Aiguelongue qui paye) 3) on fait bien comprendre aux heureux bénéficiaires que s'ils votent contre lui, ils vont perdre les gratifications et payer les impôts 4) je peux te parler en connaissance de cause des "réseaux" Frêche, de ses "amis très proches" et pas vraiment désintéressés de (l'ancienne) Chambre de Commerce et surtout de (l'ancien) Tribunal de Commerce, de tout ce petit monde où l'on retrouve, comme par hasard, les mêmes entrepreneurs, avocats, banquiers, "gens d'influence", tous membres des mêmes clubs, loges, associations ... 5) On peut aussi parler des grenouillages des frêchistes avec les communautés culturelles et religieuses ... les français harkis "comme il faut" et les "sous-hommes", tu n'as pas entendu parler ? Tu appelles ça comment toi ? moi, j'appelle ça du populisme, en étant gentil, et de la démagogie fascisante en étant réaliste. Connais-tu les méthodes de pouvoir de Septiman ? c'est simple, avec lui, on est soit des larbins serviles, soit des ennemis, ya pas d'autre position. Veux-tu de beaux exemples du vocabulaire de Frêche, à l'égard de ses "amis" autant qu'à celui de ses ennemis ? L'injure, la diffamation, le mépris, la menace, tout y passe ! Sais-tu que Frêche est LE SEUL Président d'Agglomération de France qui ait imposé la majorité absolue de Mntp toute seule, contre toutes les autres communes de l'agglo ? Sais-tu que l'agglo de Mntp est tellement attirante qu'elle détient le record absolu des recours et procédures contre elle ? à commencer par les communes que Frêche a voulu intégrer de force, et qui se sont révoltées avec succès, et celles qui ont réussi l'exploit d'en sortir. Quant au résultat, comme tu dis, il a réussi : Montpellier et l'ancien District ont perdu la moitié des emplois industriels créés sous Delmas (à commencer par IBM, qui a délocalisé à Barcelone, Toulouse et Valencia), et les Laboratoires CHAUVIN, les trois-quarts des entreprises de production et de construction, tuées par la fiscalité et le terrorisme administratif, la moitié de son commerce indépendant (qui n'a pas les capacités de Carrefour, Auchan, Ikea, etc, en matière de, comment dire, "moyens de négociation" avec Septiman et sa SERM, la quasi totalité des entreprises vinicoles et agricoles. Ce qui ne l'empêche pas d'engager les dépenses les plus pharaoniques depuis Angoulême il y a 25 ans, la folie du tramway, par exemple, payé par les communes de l'agglo qui ne seront jamais desservies (elles votent mal), le délirant Odysséum, heureusement légèrement modéré grâce à la Chambre de Commerce et au Tribunal Administratif, feue l'Avenue de la Mer, mais qui laisse de beaux restes et un abysse de dettes, etc, etc ! Il a réussi ? oui, dans des domaines peu reluisants : le record de France de la délinquance de voie publique, passées 22 heures Mntp est un coupe gorge, le record de France des vols et cambriolages, le record de France de toutes les drogues, L'Hérault, grâce au poids de Mntp, est le département qui a le record de France du chômage et du RMI. Et nous devrions applaudir des quatre mains ? si tu vivais sous le règne de Septiman, tu ne me trouverais pas excessif .... |
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Antoine Leca wrote:
> En news:44489d04$0$5224$626a54ce@news.free.fr, sansflotusspam va escriure: >> Antoine Leca wrote: >>>> je peux de citer quantité de "gens riches" qui se sont laissés >>>> bercés par des achats "sans risque" dans des endroits huppés, >>>> recherchés, >>>> etc, en achetant à des appartements "haut standing" à 20 000 F le M2 >>>> (en 1998, 1999, 2000) qu'ils ont péniblement revendus 10 000 F le M2 >>>> quand il a fallu ... >>> >>> Heu, là tu n'es plus vraiment dans le placement à long terme, si ? >> >> c'est bien la difficulté du genre ; en principe, l'achat d'un bien >> immeuble c'est par nature du long terme. mais il y a les >> circonstances de la vie, mutation professionnelle, bouleversement de >> la cellule familiale, opportunité imprévue, etc, et là on se retrouve >> dans le très court terme > > Pas d'accord. Si tu places pour le long terme, tu ne peux PAS prendre en > considération une sortie imprévue à court terme dans le rendement de ton > placement. mais exactement, nous sommes parfaitement d'accord > Par exemple, si tu regardes les placements financiers purs, pour empêcher > les spéculateurs de profiter des avantages proposées pour les dispositifs > de retraite pasr capitalisation, il y a des règles de remboursement des > réductions d'impôts de tout poil si le placement n'est pas conservé x > années (je ne rentre pas dans les détails). Maintenant, si en comparant > des placements à long terme, quelqu'un vient me dire que le financier ce > n'est pas valable parce que c'est taxé à 47 % (cas d'une sortie à moins de > deux ans), je vais penser que l'on se moque de moi. > > > <15.000 voire 22.000 ou 26.000 F/m²> >> rappelons que "ce n'était pas cher" au regard des prix parisiens > > ? Tu parles de Paris VIIe (et alentours), ou alors je suis tombé du lit ? > En première ceinture ouest (là où il y a des programmes), il y avait à > l'époque une barrière psychologique _forte_ à 20.000 F/m². Seul Neuilly ou > le centre de Paris passait facilement au-dessus. oui, exactement, on ajoute aussi Versailles et qques autres jolis patelins. les "arrivants" dont je parle ont vendu des appartements Bld Raspail, St-Germain, quartier du Marais, etc > Alors tes prix montpelliérains sont effectivement « pas chers » en regard > des prix de Neuilly ou du centre de Paris (mais là du coup j'ai du mal à > croire au transfert), ou sinon ils sont... du même ordre de grandeur. entre 1990 et 2000, le différentiel de prix était considérable dans des catégories de biens assez comparables par leur nature ; la vente d'une villa à Ozoir la Ferrière couvrait largement le prix d'une villa équivalente à St-Clément de Rivière (l'équivalent "standing") plus l'appartement de loisir à la Grande-Motte. >> je suis persuadé (opinion personnelle) que l'investissement dans les >> entreprises cotées est devenu beaucoup plus clair et plus sain depuis >> que les petits épargnants sont beaucoup plus nombreux (environ 2 000 >> 000 en 1980, 8 000 000 en 2004), > > Euh... ce phénomène est exactement la conséquence de la « > désintermédiation » (le fait de ne plus être obligé de passer par la > corporation des agents de change, en simplifiant). nous sommes d'accord sur le fonds, mais j'attribue plus de poids au rôle des banques qu'à celui des agents de change, si tu veux bien > Antoine |
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sansflotusspam <sansalain.flotspam@free.fr> wrote:
> L'essentiel de "son oeuvre" était déjà programmé et bien commencé par > François Delmas, son remarquable prédécesseur jusqu'en 1978, au passage : Mon cher j'habitais à Montpellier sous le remarquable prédécessseur François Delmas, et j'ai assisté à l'avènement de Frèche. Donc il ne faudrait quand même pas raconter trop de gaudrioles. A l'époque de Delmas Montpellier était totalement endormie et c'était le record toutes catégories du chômage en France. C'est même pour ça qu'on est rentrés à Paris, pour mon épouse. > > 2) on dispense d'impôt et on couvre de gratifications directes et indirectes > ceux qui votent pour lui (La Paillade et le Petit Bard, ça rapporte combien > en impôt foncier et taxes d'habitation ? presque rien, c'est l'Aiguelongue > qui paye) On dirait Stéphane là, on taxe les riches et on soulage les pauvres, il faudrait bien faire le contraire! > 4) je peux te parler en connaissance de cause des "réseaux" Frêche, de ses > "amis très proches" et pas vraiment désintéressés de (l'ancienne) Chambre > de Commerce et surtout de (l'ancien) Tribunal de Commerce, de tout ce petit > monde où l'on retrouve, comme par hasard, les mêmes entrepreneurs, avocats, > banquiers, "gens d'influence", tous membres des mêmes clubs, loges, > associations ... Oui un de mes meilleurs copains est l'un des adversaires politiques les plus déterminés de Frêche, je ne vais pas en faire des éloges extrêmes. Mais il faut quand même rendre à César ce qui est à César. > > 5) On peut aussi parler des grenouillages des frêchistes avec les > communautés culturelles et religieuses ... les français harkis "comme il > faut" et les "sous-hommes", tu n'as pas entendu parler ? > > Tu appelles ça comment toi ? moi, j'appelle ça du populisme, en étant > gentil, et de la démagogie fascisante en étant réaliste. Frêche fait avec la population qui l'élit c'est à dire les pieds noirs. > > Connais-tu les méthodes de pouvoir de Septiman ? c'est simple, avec lui, on > est soit des larbins serviles, soit des ennemis, ya pas d'autre position. > Veux-tu de beaux exemples du vocabulaire de Frêche, à l'égard de ses "amis" > autant qu'à celui de ses ennemis ? L'injure, la diffamation, le mépris, la > menace, tout y passe ! > créés sous Delmas (à commencer par IBM, qui a délocalisé à Barcelone, Tu oublies de dire que IBM fabriquait des mainframes à Montpellier, et que le mainframe ça ne se fait plus tellement. Tu oublies aussi de dire que Dell est venu s'installer à Montpellier. > > Ce qui ne l'empêche pas d'engager les dépenses les plus pharaoniques depuis > Angoulême il y a 25 ans, la folie du tramway, par exemple, payé par les Oui, et bien la folie du tramway moi je trouve que c'est génial, comme quoi les gouts et les couleurs... Prendre le TGV à Paris, se retrouver 3 heures après à Montpellier, prendre le tramway et être 10 minutes après à la fac ou à l'hopital (qui sont les principaux employeurs de la région) c'est quand même assez génial. > > le record de France de la délinquance de voie publique, passées 22 heures > Mntp est un coupe gorge, le record de France des vols et cambriolages, le > record de France de toutes les drogues, J'habitais rue de la Merci, effectivement j'ai été assez stupéfait de voir ce qu'est devenu la rue du Coureau. Avec les palmiers au milieu on se croirait à Tanger. D'un autre coté Montpellier (en particulier le tramway) est formidablement jeune, dynamique, multicolore et multi racial, et moi je trouve ça formidable. Les vols et les cambriolages il y en a toujours eu, et la drogue, personnellement je ne suis pas contre, et je trouve même que son interdiction est une atteinte intolérable aux libertés. > > L'Hérault, grâce au poids de Mntp, est le département qui a le record de > France du chômage et du RMI. Il l'a toujours eu. > > Et nous devrions applaudir des quatre mains ? > si tu vivais sous le règne de Septiman, tu ne me trouverais pas > excessif .... > En banlieue parisienne je paye autant d'impôts locaux que les gens payent à Montpellier, tout le monde trouve ça normal, là bas ils crient qu'on les égorge. De fait ils étaient habitués à des impôts minimes sous Delmas, qui ne faisait absolument rien. Je te répète, si les habitants étaient si mécontents de Frêche, ils ne l'auraient pas réélu mandat aprés mandat. -- Michel TALON |
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#8 (permalink) |
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sansflotusspam <sansalain.flotspam@free.fr> wrote:
> > entre 1990 et 2000, le différentiel de prix était considérable dans des > catégories de biens assez comparables par leur nature ; la vente d'une > villa à Ozoir la Ferrière couvrait largement le prix d'une villa > équivalente à St-Clément de Rivière (l'équivalent "standing") plus > l'appartement de loisir à la Grande-Motte. Je suis allé à Montpellier il y a quelque mois et j'ai regardé les prix dans les agences. C'est tout à fait du même ordre que dans la banlieue déjà lointaine où j'habite, plutôt inférieur aux zone huppées de la côte sud des Landes, et énormément moins cher que les zones chics de Paris. Pour mémoire, dans le 6° ça tourne à 10k euros du m² en ce moment (et à ce prix là ça part au plus dans le mois - en fait on ne trouve rien à vendre). -- Michel TALON |
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